samedi 19 avril 2014

Roll cakes au chocolat & aux pistaches

Vous m'avez manqué ! Mon blog m'a manqué !  Mais entre les visites pour mon appartement qui s'enchaînent, deux fêtes d'anniversaires, une sinusite (ou deux si on compte la petite amélioration quelques jours pour mieux rechuter après), un petit voyage à Londres, mes deux loulous, et la tranche horaire de plus en plus tardive pour ouvrir mon ordinateur, cela donne quatre semaines d'absence.... Quatre semaines ! Franchement j'en suis toute déconfite ! Pourtant côté cuisine, je n'ai pas chômé. J'ai même acheté ce fameux magasine dont tout le monde parle "fou de pâtisserie" pour essayer l'une ou l'autre recette. Il faut avouer qu'au fil des pages, il y a déjà moyen de se délecter "visuellement"de tous ces jolis gâteaux. J'ai donc eu envie de tenter une petite recette, pas trop compliquée pour une première. Comme d'habitude, j'ai craqué sur une photo, j'ai lu la liste des ingrédients, sans pour autant m'intérresser aux quantités (super ! on trouve tout au supermarché), et abordé en vitesse le déroulement de la recette (OK, c'est facile). Ah oui.... quelle recette ? Le Roll Cakes à la pistache et au chocolat ! D'après la photo, une petite gourmandise qui tient plus de la brioche que du cake, parfaite pour se retrouver sur la table d'un brunch du dimanche.  Mais voilà quand je me suis attaquée aux pesées, j'ai vite constaté qu'il y avait un gros souci : d'un côté j'avais bien plus d'ingrédients liquide que d'ingrédients "secs"comme la farine. Pour obtenir une boule de pâte à étaler, c'est un peu mission impossible. En espérant un petit miracle de la chimie, j'ai commencé à suivre les instructions à la lettre, ... Mais comme je le pensais, le miracle n'est pas venu et  j'ai bidouillé pour arriver à une boule de pâte à peu près convenable ! Par conséquent je m'excuse de vous donner des quantités approximative de farine...
Voici donc ma petite bidouille qui au final a fort bien réussi et comme me l'ont si bien dit mes petits voisins du dixième : dé-li-cieux !



Ingrédients

300 mL de lait entier
50 mL d'huile de colza
50 g de sucre en poudre
1 sachet de levure boulangère sèche (11 g)
550 g de farine (200g + 50 g proposé dans le magazine)
2.5 g de sel
1.5 g de levure chimique (baking powder)
1.5 g de bicarbonate de soude
50 g de beurre fondu
2 càc de cannelle
80 g de pistache grillées salées
80 g d'un très bon chocolat noir

pour le glaçage :
75 g de sucre
25 g de beurre
100 mL de lait
1 càc d'extrait de vanille

Commencez par hacher les pistaches et le chocolat noir. Réservez.

Dans une petite casserole, faites chauffer le lait, l'huile de colza, et le sucre. Versez le tout dans le bol de votre robot. Laissez tiédir. Une fois le lait tiède, saupoudrez de levure sèche et laissez réhydrater pendant une minute.

Ajoutez 200 g de farine dans un premier temps. Mélangez. Recouvrez d'un linge humide et laissez gonfler dans un endroit chaud (dans un four éteint par exemple).  La première pousse dure 1 heure.
Vérifiez que cette préparation augmente en volume.
Au bout de ce laps de temps, ajoutez encore 50g de farine, le bicarbonate, la levure chimique et le sel. 

Jusqu'ici, j'ai suivi les instructions du magazine. Obtenir une boule de pâte dans ces conditions relève de l'utopie. La suite de la recette est ma petite bidouille personnelle qui m'a permis de rattrapper ma pâte.

Replacez le bol sur votre robot muni du crochet. Commencez à pétrir à la plus petite vitesse et ajoutez en plusieurs fois la farine restante jusqu'à obtenir une boule de pâte un peu élastique. (Ajoutez une ou deux cuillères à soupe de farine supplémentaires si nécessaire).

Tapissez un moule à manqué de 20 cm de diamètre avec du papier sulfurisé.

Sur un plan de travail bien fariné, abaissez la pâte en un rectangle d'1 cm d'épaisseur. Badigeonnez la pâte avec le beurre fondu. Saupoudrez de cannelle et de sucre. Ajoutez enfin les pistaches et le chocolat hachés. Enroulez la pâte sur elle-même pour former un cylindre. A l'aide d'un bon couteau effilé, coupez 8 à 10 tronçons de taille équivalente dans le cylindre de pâte. Disposez-les dans le moule. Laissez pousser une deuxième fois pendant 30 minutes.

Préchauffez le four à 190 degrés C.

Enfournez le roll cakes pendant 25 minutes. 

Pendant ce temps, chauffez les ingrédients du glaçage et portez à ébullition.

A la sortie du four, badigeonnez toute la surface du cake avec ce glaçage à l'aide d'un pinceau.

Dégustez tiède ou froid, au petit dej, au goûter, ou mieux encore à l'occasion d'un brunch....

lundi 17 mars 2014

Petits biscuits sablés au Irish Whiskey

Je n'ai pas l'habitude de publier le lundi mais je passe rapidement vous déposer une petite recette de biscuit. 
Pourquoi aujourd'hui ? Parce que c'est la Saint Patrick, bien sûr ! Et comme vous le savez, l'Irlande reste à mes yeux, un des plus beaux pays qui soit ! Si aujourd'hui je porte un t-shirt vert, que je fredonne du U2 au labo et que je m'ouvre une Bulmers à la santé de tous les Irlandais, c'est tout à fait normal. Je me devais aussi de préparer un petit quelque chose à manger, sans mettre sans dessous dessus ma cuisine (visites éventuelles pour mon appartement obligent). J'ai repris une recette repérée sur le blog de PuceBleue : des petits biscuits parfumés avec une "chlouquette" d'alcool que les Leprechauns ne manqueront pas d'apprécier.... Si seulement ils pouvaient m'emmener au pied de l'arc-en-ciel pour que je puisse y trouver le fameux pot rempli d'or.... On peut toujours rêver... Car je ne risque pas de les saouler ! Le goût de l'alcool dans ce biscuit est très subtil. De la recette original, j'y ai remplacé le whisky habituel par le Jameson, typiquement irlandais.


Ingrédients :

100 g de sucre
115 g de beurre à température ambiante
1 oeuf
210 g de farine
40 mL de Jameson (whiskey irlandais)
35 g de raisins secs blonds

Préchauffez le four sur 180

Dans un bol (ou le bol de votre robot muni de la feuille), travaillez le beurre ramolli à température ambiante et le sucre.
Dans un petit bol, battez l'oeuf et réservez-en la moitié. Versez l'autre moitié au mélange beurre/sucre. Ajoutez également la farine, le Jameson, et les raisins. Mélangez bien pour obtenir une pâte homogène. Rassemblez-la en une boule. 

Farinez votre plan de travail et étalez-y la pâte en une couche de 5 mm. Découpez à l'aide d'un petit emporte-pièce de votre choix (pour ma part en forme de trèfle, un symbole de la verte Erin) les biscuits et placez-les sur une plaque allant au four recouverte de papier sulfurisé. Procédez à cette étape jusqu'à épuisement de la pâte. Pensez à espacer les biscuits un peu sur la plaque. Faites plusieurs fournées si nécessaire.

Badigeonnez les biscuits avec le reste de l'oeuf battu et à l'aide d'un pinceau.
Enfournez pour 12 minutes, jusqu'au moment où ils sont bien dorés.
Faites-les refroidir sur une grille et conservez-les dans une boîte en fer.

Quelques idées pour la Saint Patrick :
Irish Coffee version dessert
Cookies Bars au Baileys
Cupcake au Baileys
Tarte au whiskey

jeudi 13 mars 2014

Cheesecake au mascarpone


Oufff ! J'arrive enfin à m'asseoir devant mon ordinateur et vous écrire ces quelques lignes... Le temps, toujours le temps.... il file, il file....
Quoi de neuf dans ma vie ? Toujours la routine : le labo et puis la petite vie de famille avec mes deux garçons : entre celui de 9 ans avec ses devoirs, ses leçons (et son premier exposé à préparer) et celui de 18 mois qui me regarde avec un sourire jusqu'aux oreilles prêt à faire toutes les bêtises qui soient, je ne m'ennuie pas du tout. J'ai aussi un nouveau projet pour moi et toute ma petite tribu : avoir une maison. J'ai mis mon appartement en vente à Bruxelles et nous recherchons activement une maison à la campagne. En ce moment, toute nos conversations tournent essentiellement autour de ces futurs changements. Maintenant, c'est une question de patience. En ce moment, avec les visites de  mon appartement, j'ai encore un peu moins de temps à consacrer à mes petits plaisirs personnels comme la cuisine mais j'arrive encore à ménager des moments pour mitonner et tester de nouvelles recettes. Il faut quand même bien manger et puis j'ai encore des réunions de famille où j'apporte le dessert... comme ce délicieux cheesecake. C'est avec mon aîné que je l'ai cuisiné et par deux fois. Et les deux fois, ce fut un succès. Mon mari le qualifie de véritable tuerie...  Je dois bien avouer qu'il me plaît énormément, ce gâteau avec ces petites notes citronnées. La recette m'avait tout de suite interpellée dans le précédent "Cuisine et vins de France". Il y a d'ailleurs tout un dossier sur les gâteaux "maisons" qui me fait envie... Mais profitons de celui-ci pour commencer. Il n'y a pas de difficulté majeure à la réalisation de ce cheesecake. Il sera parfait pour un goûter en famille, ou un brunch du dimanche.  


Ingrédients

500 g de mascarpone
150 g de biscuits secs (palets bretons)
50 g de beurre mou
100 g de sucre
80 g de raisins secs
1 citron bio
2 jaunes d'oeufs
200 mL de crème liquide (35% m.g.)
2 càs rases de maïzena (fécule de maïs)
1 càc de sucre impalpable
Commencez par prélever le zeste et le jus du citron. Réservez les zestes.

Dans une petite casserole, versez les raisins secs. Arrosez-les du jus de citron. Faites chauffez doucement et laissez les raisins gonfler pendant 5 minutes.
Égouttez les raisins et laissez les refroidir.



Préchauffez le four à 210 degrés celsus.

Recouvrez le fond d'un moule à manqué (à fond amovible) de 19 cm de diamètre avec du papier sulfurisé. Posez le moule sur une plaque allant au four  (*).
 
Réduisez les biscuits secs en poudre, soit à l'aide d'un blender, soit en les plaçant dans un sac plastique et en les écrasant avec un rouleau à pâtisserie. Déposez cette poudre de biscuit dans un bol. Ajoutez le beurre et mélangez le tout pour obtenir une pâte homogène.

Tapissez le fond de votre moule avec cette pâte. Tassez bien pour former un fond de tarte. Enfournez pour 10 minutes. Laissez refroidir un peu.

Dans un grand bol, fouettez le mascarpone et le sucre ensemble pour obtenir une préparation lisse. Incorporez les jaunes d'oeufs, les zestes de citron, les deux cuillères à soupe rases de maïzena, la crème et les raisins. Mélangez vigoureusement. Cette préparation peut être faite à l'aide d'un robot.
Versez-la dans votre moule et enfournez pour 40 minutes. Lorsque le gâteau est bien doré, sortez-le du four. Poudrez une première fois la surface du cheesecake avec du sucre impalpable. Laissez refroidir et démoulez sur un plat de service. Réservez au frais jusqu'à la dégustation.

Avant de servir, vous pouvez poudrez une seconde fois avec le sucre impalpable. 

Servez-le avec un Zibibbo (vin licoreux sicilien) ou un Pineau des Charentes.

*Durant la cuisson, le cheesecake va beaucoup suinter et le liquide risque de couler partout si vous utilisez un moule à fond amovible. Posez ce dernier sur une plaque avec des rebords évite d'encrasser tout votre four !

samedi 1 mars 2014

Churros à la cannelle

Bientôt Mardi Gras ! Et pour fêter comme il se doit ce début de vacances de carnaval, je me suis laissée tentée par ce beignet ibérique bien connu.

Le churros, c'est avant tout un souvenir d'enfance dans un petit village côtier de la Costa Dorada. Il y a des instants que l'on oublie pas comme la première bouchée d'un churros après s'être amusée comme une folle sur une petite fête foraine en Espagne. C'était le bon temps, c'était les vacances, j'avais 11 ans.... 

Mais pour le coup, on va changer de continent ! Si le churro a son origine en Espagne où on le déguste au petit déjeuner avec un chocolat chaud très épais,  on le retrouve aussi en Argentine, au Pérou, au Mexique et même aux Etats-Unis, surtout dans les fêtes foraines et les parcs d'attractions. Dans ces deux derniers pays, les churros sont bien souvent saupoudrés de cannelle. Alors je comprends mieux pourquoi j'ai retrouvé une telle recette dans le fameux livre des frères Sussman, "Cooking in New-York". Pas étonnant non plus que la recette se trouve dans la section "Repas entre amis" car avec les proportions que je vais vous donner, vous aurez de quoi satisfaire les grands gourmands. J'ai donc essayé cette pâte à beignet, qui donne au final un churro à la texture légère, un peu différent de l'espagnol.  
Cette recette est parfaite pour un après-midi ou une soirée sans chichis avec des potes. N'hésitez pas non plus à  mettre à contribution vos convives....



Ingrédients (pour 6 personnes et même plus)

155 g de farine
1 càs de sucre
125 g de beurre
250 mL d'eau
1/2 càc de sel
4 oeufs
huile végétale pour friture

pour la garniture
125 g de sucre
1 càs de cannelle en poudre

Dans une assiette, mélangez les 125 g de sucre avec la cannelle. Réservez.

Dans une petite casserole, déposez le beurre et arrosez de 250 mL d'eau. Ajoutez la cuillère à soupe de sucre et la demi cuillère à café de sel. Portez à ébullition sur feu moyen à vif. Lorsque tout le beurre est fondu, baissez le feu et versez la farine en une seule fois. Remuez vigoureusement à l'aide d'une spatule en bois pour former une pâte homogène et collante.
Retirez du feu et laissez refroidir 2 minutes. Incorporez les oeufs un par un à la pâte. 

Déposez la pâte dans une poche à douille munie d'une douille cannelée (ou dans un sac congélation dont vous couperez un des coins).

Dans une sauteuse, versez 5 centimètres d'huile et faites-la chauffer à 180 degrés celsus. (plongez un thermomètre de cuisson dans l'huile). Faites tomber des bandes de pâtes d'environ 10 cm dans l'huile, (6 ou 7 à la fois.... cela dépend de la taille de votre sauteuse). Faites les dorer entre 5 à 7 minutes dans la friture, en les retournant de temps en temps. Égouttez-les sur du papier absorbant et passez-les dans le mélange sucre/cannelle et servez aussitôt. 
Pour cette dernière étape, votre huile ne doit jamais atteindre les 190 degrés au risque de voire le beignet éclaté et surtout de se recevoir des projections d'huile !!! faites donc très attention de ne pas chauffer trop fort votre huile. 
Pour plus de facilité au moment du pochage des beignets, pendant que vous pressez la poche à douille, demandez à votre conjoint ou un ami de couper  la bande de pâte au plus près de la douille à l'aide d'une paire de ciseau. 

dimanche 16 février 2014

Lapin, poires & gorgonzola


Ce vendredi, c'était la fête des amoureux. Mon mari étant un incorrigible romantique, je suis toujours bien gâtée pour la Saint Valentin. Il y a trois ans, J'ai reçu un énorme cadeau emballé dans un joli papier à coeurs avec un joli ruban rouge. Après avoir précautionneusement déballé ce bien lourd paquet, j'étais tout heureuse de découvrir une cocotte de la célèbre marque, de couleur vert pomme. Je rêvais depuis bien longtemps d'avoir ma première cocotte ! Cette cocotte, j'y tiens énormément, non seulement parce que c'est un cadeau de mon mari mais aussi  parce qu'elle m'offre les meilleurs plats mijotés. En automne et en hiver, je l'utilise tout le temps et elle régale ma petite famille au moins une fois par semaine. Autant vous dire que je la bichonne car si on s'applique à suivre quelques règles d'utilisation, une cocotte, c'est pour la vie. 

Aujourd'hui et comme promis, je vous offre une seconde recette de plat mijoté. Et pourtant, j'ai dû me faire violence la première fois que je l'ai cuisinée. A la base, le gorgonzola, c'est pas pour moi. Sur un plateau fromages, je vais éviter tous les fromages à pâte persillée. Alors autant vous dire que j'étais sceptique. Mais comme vous le savez déjà, je ne vous aurais pas proposé une recette sans l'approbation de mes "goûteurs"attitrés et certainement pas sans mon propre consentement. Contre toute attente, j'ai  adoré ce plat au point de trempouiller généreusement mon pain dans la sauce. Je n'ai pas honte de la dire : il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ! Cette sauce est onctueuse et le goût du fromage bleu est adouci par les poires et le porto. En clair, c'est terriblement gourmand ! 
Alors, amoureux ou pas du gorgonzola, n'hésitez pas !


Ingrédients (pour 4 personnes)

1 lapin coupé en morceaux (ou 6 cuisses)
4 poires "conférence"
200 g de gorgonzola
1 tige de sauge (+quelques feuilles)
2 gousses d'ail
100 mL de porto blanc
500 mL de bouillon de poule
400 mL de crème fraîche
25 g de beurre
1 càs d'huile d'olive
sel, poivre du moulin
 (Recette inspirée du livre "Cocottes, recettes originales et classiques)

Salez et poivrez les morceaux de lapin. Faites chauffer la cocotte sur feu moyen et lorsqu'elle est chaude, faites fondre le beurre en y ajoutant une cuillère à soupe d'huile d'olive. Faites dorer les morceaux de lapin sur toutes leurs faces pendant une dizaine de minutes.

Pelez et coupez l'ail en rondelles. Ajoutez-le dans la cocotte ainsi que la tige de sauge. Arrosez de porto et de bouillon de poule. Baissez le feu et laissez mijoter 1 heure à feu doux. Mélangez régulièrement.

Pendant ce temps, épluchez les poires, enlevez le centre et coupez les poires en quartiers. Coupez le gorgonzola en petits morceaux. Ciselez quelques feuilles de sauge.

Ôtez les morceaux de lapin de la cocotte et réservez-les au chaud. Passez sur feu moyen et portez à ébullition le jus de cuisson. Enlevez la tige de sauge. Ajoutez alors la crème et laissez réduire un peu. Versez le gorgonzola dans la sauce. Mélangez pour obtenir une sauce bien lisse. Rectifiez l'assaisonnement. Ajoutez les quartiers de poires et replongez le lapin pour le réchauffer. Saupoudrez de sauge ciselée.

Servez bien chaud avec des pommes de terres rissolées ou des pommes croquettes. N'oubliez pas non plus le pain (pour saucer....).

dimanche 9 février 2014

Pot au feu méditérranéen à la saucisse

On ne respecte plus les saisons ! Oui, je vais encore pousser une petite gueulante sur le commercial, mais devinez ce que je viens de voir dans un supermarché.... des oeufs de Pâques ! Je veux bien que l'hiver n'est pas très rigoureux, mais tout de même. Que nous soyons envahi par les petits coeurs en cette période de Saint Valentin, OK ! De là à présenter des petits lapins en chocolat, moi je dis non. J'ai même vu des jonquilles en vente. Et tant qu'on y est, je vais vous cuisiner une tarte aux fraises ! Si j'ai bien retenu mes cours à l'école primaire, l'hiver commence le 21 décembre et se termine le 21 mars. Et quel jour sommes-nous ? Oh tiens, le 9 février !!! Et pour info, nous sommes à 70 jours de Pâques !!!! On a encore bien le temps de voire la vie en vert et jaune, non ?  Mais où est donc passée la magie ? Pour moi, nous sommes encore dans la saison la plus froide de l'année. Alors oui, vivement le printemps... vivement le retour du soleil, des fleurs et des petits oiseaux qui chantent. Nous sommes tous impatient de célébrer le printemps mais l'hiver a aussi ses avantages : c'est aussi le temps des dimanches matins bien au chaud sous la couette, des soirées au coin du feu et des petits plats mijotés ! 


Oh oui ! Des petits plats comme nos mamys savent en mitonner ! Avec plein de légumes qui cuisent doucement, pendant des heures et dont les odeurs embaument toute la maison. Je vous parle de ces plats où on met tous les ingrédients dans une cocotte et après quelques heures de mijotage, nous voilà revenu en enfance dès la première bouchée. En hiver, ma cocotte est mon amie et par conséquent je vais vous proposer deux recettes provenant du livre "Cocottes, recettes oiginales et classiques". Aujourd'hui, pour ceux qui tiennent vraiment à avancer dans le temps un peu plus vite que prévu, j'ai quelque chose pour eux : un petit pot au feu méditérranéen , donc venu tout droit d'un pays chaud. C'est une recette conviviale, parfaite pour un repas de tous les jours.

Ingrédients (pour 4 personnes)

6 saucisses de campagne
1 poivron rouge
1 poivron vert
1 poivron jaune (ou orange)
2 branches de céleri
1 oignon
2 gousses d'ail
1 càs d'huile d'olive
quelques brins thym
1/2 càs d'origan
1 grosse càc de paprika
1 grosse càc de poivre de cayenne
1 càs de farine
1 càs de vinaigre de vin rouge
700 mL de bouillon de poule (soit 700 mL d'eau et 1 et 1/2 cubes de bouillon de poule dégraissé)
400 mL de passata de tomates
sel, poivre du moulin

Avant de vous dévoiler le déroulement de la recette, sachez que ce plat est encore meilleur le lendemain. je vous conseille vivement de le préparer un jour à l'avance ! Par rapport à la recette originale, j'ai allongé le temps de mijotage car je voulais la sauce moins liquide.

Commencez par laver les légumes. Ouvrez les poivrons en deux, épépinez-les et coupez les en morceaux. Coupes les céleris en lanières. Hachez l'ail et l'oignon.

Piquez les saucisses. Salez et poivrez-les.
Faites chauffer l'huile d'olive dans une cocotte placée sur feu moyen. Déposez les saucisses  et faites les dorer sur toutes les faces. Une fois dorées, sortez-les de la cocotte et réservez-les au chaud. Versez les oignons hachés dans la cocotte et faites les blondir quelques instants. Ajoutez les poivrons et le céleri et laissez cuire 10 à 12 minutes en remuant de temps en temps avec une cuillère en bois. Après ce délai, ajoutez l'ail, le thym, l'origan, le paprika et le poivre de Cayenne. Poursuivez la cuisson 5 minutes de plus. Saupoudrez de farine et ajoutez le vinaigre de vin rouge. Après quelques instants, replacez les saucisses dans la cocotte. Arrosez avec le bouillon de poule et la passata. Mélangez. Salez et poivrez. Portez à ébullition et laissez mijoter 15 minutes. Baissez le feu et laissez la cocotte sur feu très doux pendant plus de deux heures. Pensez à remuer de temps à autre.

Pour ma part, je laisse reposer tout une nuit au frais.

Le lendemain, réchauffez à feu doux. Servez avec des pâtes, des pâtes grecques, ou du riz.

dimanche 2 février 2014

Crempog - petites crêpes galloises


J'adore les crêpes... sucrées ou salées, au ptit dej, au dîner ou au dessert... peu importe ! Paraît que faire des crêpes à la chandeleur porte bonheur... prospérité même, à condition de faire sauter la crêpe en tenant la poêle de la main droite tout en enfermant une pièce d'or dans le creux de la main gauche ! Les amis, vous savez ce qu'il vous reste à faire et jouer  pour le prochain lotto !
Cette année, pour me porter chance, j'ai choisi cette petite crêpe galloise découverte sur le site incontournable pour tous les amoureux de cuisine outre-Manche, "chez Becky et Liz". Cette recette m'intriguait beaucoup, surtout par la manière d'ajouter les ingrédients dans un ordre peu habituel. Et puis cette cuillère à soupe de vinaigre me chipotait beaucoup... Ma curiosité, si elle ne me porte pas chance dans les prochains jours, aura eu le mérite de me faire passer un excellent petit déjeuner ce dimanche ! Ces Crempog,  si elles ressemblent aux pancakes, sont bien plus légères. Et rassurez-vous, on ne sent absolument pas le vinaigre ! Bref, la recette a été approuvée par ma petite tribu d'hommes à la maison, et même par une petite voisine qui n'a pas hésité une seconde à les goûter et je la garde précieusement pour tout autre petit déjeuner ou brunch en famille !

Ingrédients

275 g de farine
450 mL de lait fermenté
55 g de beurre
75 g de sucre
2 oeufs
1 càc de bicarbonate de soude
1/2 càc de sel
1 càs de vinaigre de vin blanc

Dans un premier temps, déposez la farine dans un grand bol. Dans un poêlon, faites fondre le beurre dans le lait fermenté à feu doux. Une fois le beurre entièrement fondu, versez le lait tiède sur la farine. Fouettez aussitôt. Laissez reposer cette préparation pendant une heure.

Après ce délai, battez les oeufs ensemble dans un autre bol. Ajoutez le sucre, le bicarbonate, le sel, et le vinaigre. Fouettez le tout ensemble. Versez cette préparation dans le mélange farine/beurre/lait fermenté. Fouettez pour obtenir une pâte épaisse

Faites fondre une noix de beurre dans une poêle chauffée à feu moyen, pour bien la graisser. Une fois la poêle bien chaude déposez une toute petite louche de pâte (ou une grosse cuillère à soupe). Lorsque des petites bulles apparaissent sur la surface, retournez la crêpe. Lorsque les deux faces sont bien dorée, déposez la crêpe sur un plat de service. Pensez à regraissez la poêle entre deux cuissons. Vous pouvez cuire les crempogs deux par deux, voire trois par trois.

Servez avec du golden syrup (ou du sirop d'érable pour les accrocs, du sucre glace et du jus de citron,...)

En manque d'inspiration pour la chandeleur... redécouvrez sur le blog :
la crêpe suzette
la crêpe au limoncello
la crêpe jeannette
les pancakes au lait fermenté
les fluffy pancakes