mardi 20 décembre 2016

Bûche praliné/coeur à la mousse de chocolat au lait : "Maman, tu me fais un bûche avec ta mousse au chocolat dedans... !"








Bientôt Noël ! Est-ce que comme moi, tu es méga en retard  pour les cadeaux ? Chaque année, je m'y prends toujours à la dernière minute. La course aux jouets, le bain de foule dans les magasins... Où est l'image idyllique des petites ballades hivernales, et les petites dégustations de vin chaud... D'ailleurs, il faudra que je te parle du "caribou" un de ces jours... Aaaah ! Noël ! Et ses petites traditions culinaires bien évidemment... comme la bûche, incontournable dessert du 25 décembre. Ouf ! Le menu du réveillon est déjà dans ma tête depuis belle lurette. Cette année, j'ai laissé carte blanche à mon fils aîné pour le choix des saveurs. Il m'a dit : "tu sais maman, j'aime bien ta mousse au chocolat, alors je veux une bûche avec ça à l'intérieur". Bon ! Bon ! Bon ! Le coeur de la bûche sera donc une mousse de chocolat au lait... J'aurait dû m'en douter ! Après tout, c'est un dessert que je cuisine très souvent pour les enfants et que moi même j'affectionne beaucoup. Pour le glaçage, cela va de soi : au chocolat bien évidemment et "miroir"pour que ce soit joli (toujours ma grande crainte, cette étape ultime !). Entre les deux, je voulais autre chose que du chocolat... Alors après de grands conciliabules avec mon fils et une cuillère à café de pâte de noisette dans la bouche plus tard, c'est une mousse pralinée qui enrobera le coeur.

J'avoue ne pas être une grande fan de ce type de saveurs après un repas copieux comme celui d'un réveillon. Je préfère des entremets aux fruits, surtout s'il y a du fruits de la passion. Je n'y résiste tout simplement pas... Mais Noël, c'est surtout faire plaisir aux enfants. Grâce à la mousse pralinée que j'ai dénichée chez ma copinaute Isa, cette bûche reste légère et pas trop sucrée. Pour moi, elle reste parfaite pour un goûter du 16h du 25 décembre en famille, un peu moins pour passer après la dinde aux marrons... mais c'est juste une question de goût ! Mon fils est content, c'est l'essentiel. 

Courage si comme moi tu cours encore entre les cadeaux et les courses pour les repas de fête. Amuse-toi à cuisiner surtout ! Et pour tout le monde, profitez d'un joyeux Noël !




Je vous donne le déroulement et les ingrédients étape par étape
Pour un moule gouttière flexible de 25x8,5 cm ; 6,5 cm de hauteur)
Prévoir la réalisation 48 heures à l'avance au minimum !

- Pour l'insert à la mousse de chocolat au lait (l'avant veille)

Ingrédients

100 g de chocolat au lait
1 noisette de beurre
2 oeufs
1 feuille de gélatine (2g)
1 pincée de sel

Plongez la feuille de gélatine dans un grand bol d'eau froide.

Cassez le chocolat en petits morceaux et faites le fondre au bain marie. Ajoutez-y une noisette de beurre.
Pendant ce temps séparez le blanc des jaunes d'oeufs.
Lorsque le chocolat et le beurre sont complètement fondu, enlevez le bol du bain marie et ajoutez la feuille de gélatine essorée. Mélangez bien.

Ajoutez les jaunes d'oeufs au chocolat et mélangez à nouveau. Laissez tiédir.

Déposez une toute petite pincée de sel dans le blanc d'oeuf. Montez-le en neige bien ferme à l'aide d'un batteur électrique. Incorporez les blancs en neige délicatement dans la préparation au chocolat.
Couler la préparation dans le moule gouttière. Bloquez au surgélateur. Lorsque l'insert est congelé, démoulez délicatement, emballez-le dans du film étirable et réservez au surgélateur.



- La dacquoise aux noisettes et le croustillant au chocolat (la veille)

Ingrédients 

100g de blancs d’oeufs
60g de sucre 
75g de poudre de noisette
15g de maïzena
50g de chocolat noir culinaire
30 g de brisures gavottes


Préchauffer le four à 170°C 
Recouvrez la plaque de votre four avec du papier sulfurisé

À l'aide d'un batteur électrique, battre les blancs en neige avec le sucre. Lorsqu'ils sont bien fermes, ajoutez délicatement la fécule tamisée et la poudre de noisette, Mélanger avec une maryse. Coulez sur la plaque, Lissez et enfournez pour 17 minutes. 

Laissez refroidir. Ensuite découpez un rectangle aux dimensions suivantes : 7,5x24cm.

Faites fondre le chocolatnoir au bain marie.  Lorsque le chocolat est fondu, versez les brisures de gavottes et mélangez. Tartinez toute la surface du rectangle de dacquoise, réserver au frigo.


- La mousse pralinée (la veille)


Ingrédients 

150 g de pâte de noisette
300 mL de lait entier
50g de jaunes d'oeufs
3 et 1/2 feuilles de gélatine (7g)
300 mL de crème liquide à 40% m.g.

Faites ramollir la gélatine  dans un bol d’eau bien froide.  

Dans un poêlon, faites chauffer le lait et les jaunes d'oeufs en remuant sans cesse  jusqu'à épaississement. Ne surtout pas laisser bouillir et retirez du feu une fois que la préparation est bien nappante.


Hors du feu, ajoutez la pâte de noisette et la gélatine essorée. Mélangez et lissez le tout avec un mixeur plongeur. Laissez refroidir

Montez la crème à l'aide d'un fouet électrique. Incorporez cette dernière à la préparation vanille/chocolat blanc. Travaillez délicatement avec une maryse pour mélanger et homogéneiser la préparation.

Fouettez la crème fraîche en chantilly au batteur électrique. Fouettez légèrement la préparation pralinée.
Incorporez délicatement la chantilly à la crème de noisette à l'aide d'une maryse.



- La montage (la veille)


Le montage se fait à l'envers...

Coulez la mousse pralinée au 2/3 de la hauteur du moule. Posez l'insert chocolat sur la mousse pralinée et enfoncez-le délicatement dans la mousse. Recouvrez avec le reste de mousse pralinée. Enfin posez la dacquoise, face chocolat contre la mousse. Placez le tout au congélateur pendant 12h au minimum

- Le glaçage miroir au chocolat 


Le jour même, on aborde l'étape la plus délicate : le glaçage qui fera tout le visuel de  votre bûche. Je vous mets pas la pression. Plus on en fait, plus on s'améliore (c'est en forgeant qu'on devient forgeron). On reste zen !!

140 g de sucre semoule
85 g d'eau
50 g de sirop de glucose
50 g de cacao tamisé
130 g de crème liquide (35% m.g.)
4 feuilles de gélatine

Faites ramollir la gélatine dans un bol d'eau froide.

Pendant ce temps, dans une petite casserole, versez l'eau, le sucre, le glucose et la crème. Portez à ébullition pendant 1 minute. Ajoutez ensuite le cacao tamisé. Mélangez. Ajoutez également la gélatine essorée.  Lissez cette préparation avec un mixeur plongeur.

Laissez tiédir. Contrôlez la température. Cette préparation est prête à être coulée lorsque la température est de +/- 35°C.

Démoulez la bûche et déposez-la sur une grille. Faites coulez le glaçage uniformément sur le tout.
Une fois cette étape terminée, transferer sur le plat de service et décorer.

Laissez dégeler au frigo 6 à 8 heures ou 2h à température ambiamte.

Je t'ajoute une petite photo de coupe, un peu prise à l'arrache :


Emerveillez vos convives au réveillon !
Joyeux Noël les gourmands !

dimanche 30 octobre 2016

Muffins au Potiron & Chocolat

Et toi, gentille sorcière...
qui te cache dans ta chaumière,
que prépare-tu dans ton chaudron ???
N'est-ce pas une douceur au potiron ?!?

J'avais déjà dans mon grimoire, la délicieuse recette de muffins au noix et au potiron, mais cette année, je voulais un petit cake plus léger et où la saveur du potiron ne serait pas masquée par le goût des noix... Il suffisait d'un petit coup de baguette magique, de modifier une incantation déjà éprouvée de maintes fois... Abracadabra ! Et voilà !



Ingrédients (pour 12 à 14 muffins)

100 g de sucre
125 g de farine (anglaise McDougalls ou Francine fluide)
4 oeufs
1 càs de lait entier
125 g de beurre ramolli
1 sachet de levure chimique (11 g)
une pincée de sel
100 g de potiron
100 g de pépites de chocolat noir
quelques chunks de chocolat noir pour le dessus du muffins (ou glaçage et autres décors en sucre sur le thème d'Halloween,...)


Préchauffez le four à 180°C
Vous pouvez réalisez cette recette avec votre robot muni du fouet ou travaillez la pâte à l'aide d'un batteur électrique pour qu'elle soit plus légère).

Râpez le potiron. Réservez.
Mélangez la farine avec la levure chimique. Tamisez le tout dans un autre bol. Réservez.
Cassez les oeufs et séparez les blancs des jaunes. Réservez les blancs et versez les jaunes dans un grand bol. Ajoutez le sucre et fouettez vigoureusement. Ajoutez le beurre. Fouettez. Ajoutez une cuillère à soupe de lait. Fouettez.
Incorporez petit à petit le mélange farine/levure. 
Ajoutez le potiron râpé. Mélangez de telle manière à obtenir une pâte homogène.
Dans un autre bol, versez les blancs d'oeufs et ajoutez une petite pincée de sel. Montez les blancs d'oeufs en neige et ajoutez-les à la pâte au potiron petit à petit. Pour cette étape, choisissez la plus petite vitesse de votre robot ou travaillez à la main avec l'aide d'un fouet.
Ajoutez les pépites de chocolat. Mélangez une dernière fois délicatement.
Déposez une caissette en papier dans un moule à muffins. Remplissez de pâte au 3/4.  Enfournez pour 20 minutes.
Si vous voulez ajouter quelques chunks de chocolat, déposez-les sur la surface des muffins à mi-cuisson. Cela évitera au chocolat de s'enfoncer à l'intérieur du muffin.
Démoulez les muffins dès la sortie du four.
Laissez les muffins refroidir sur une grille. 
Si vous n'avez pas de chunks, vous pouvez décorer avec un fondant blanc (coloré en orange pour rester dans le thème) ou un glaçage au chocolat. 

Laissez vos petits monstres déguster... Joyeux Halloween !!!

samedi 22 octobre 2016

Gâteau vanille/cassis/dacquoise aux noisettes/glaçage miroir au chocolat

Je suis une gourmande et j'adore les gâteaux pour peu qu'ils soient tout légers. Si tu m'avais dit un jour que je serais capable de réaliser un entremet à la mousse vanille si légère au milieu de laquelle un insert fruité vient surprendre les papilles, le tout recouvert d'un fin glaçage au chocolat, je ne t'aurais jamais, je dit bien jamais, cru. La pâtisserie, c'est difficile. Alors je te réponds oui et non ! C'est vrai, par rapport à la cuisine, elle demande un peu plus de rigueur et surtout, beaucoup de patience. Car chaque étape pour réaliser un tel gâteau n'est pas difficile en soi. C'est certe un peu long, tu vas utiliser une tonne de vaisselle, et ta cuisine ressemblera à un véritable champs de bataille surtout la première fois (après on s'organise...). Il y aura des ratés, non pas temps par le goût mais c'est bien souvent le visuel qui pêche... Car le plus frustrant c'est que tout se joue dans une ultime étape. Louper le décor du gâteau après des heures de travail, c'est parfois démoralisant...

Alors, j'espère que tu n'as pas encore tourné les talons (ou plutôt changé de page internet...)... Tu a envie de te lancer ??? De faire dire "Waouh!" à tes invités au premier regard et "mmmhhh! c'est trop bon !" à la première bouchée ???


Je suis encore loin d'être parfaite. Je ne serai jamais Michalak ou Pierre Hermé. Je n'ai jamais pris de cours... Je te l'ai dit plus haut, la rigueur est importante et le fait d'avoir les bonnes proportions, c'est essentiel ! Les bonnes pesées, le bon déroulement de la recette et les conseils, je les trouvent toujours chez Isabelle. Elle est ma référence. C'est en la suivant que j'ai réalisé mes plus jolis gâteaux. 
Ensuite, il faut quand même un peu de matos ! Moules, cercles, mixeur plongeur, batteur (il ne faut pas forcément un robot ici), thermomètre de cuisine et définitivement une balance pour des pesées exactes. 

La patience, ça s'apprends. Du moins pour la cuisine... car la patience et moi, on n'est pas copines ! Je suis pire qu'une gosse... Les envies de démouler juste pour voir si tout va bien, tu oublies !!! La première fois que j'ai fait une bûche de Noël, j'ouvrais la porte de congélo toutes les heures comme si des jambes allaient lui pousser et qu'elle allait se barrer... Bon, tout ça pour te dire qu'il ne faut jamais brûler les étapes...

C'est couler le glaçage qui est toujours délicat. pour moi, c'est la seul difficulté dans ce type de recette. Et oui, avant de déguster et de savourer pleinement le goût, les saveurs et les textures d'un tel gâteau, on le mange d'abord bien souvent avec le yeux. Je me suis déjà plantée sur cette ultime étape mais le coup de main commence à venir. Le plus simple est toujours de commencer par s'exercer sur des gâteaux en forme de bombe. Mais je te rassure, il y a toujours moyen de cacher ses petites bévues
en décorant avec du chocolat, des fruits,...

Voilà, on se lance... Je te propose la recette du gâteau d'anniversaire de mon loulou pour ses 4 ans. Une dacquoise noisette, un insert cassis et une mousse vanille... Tenté ??? 



 Ici, je vous donne le déroulement et les ingrédients nécessaires étape par étape.

- L'insert gélifié au cassis


L'avant veille, on attaque la toute première étape : le coeur du gâteau.

250 g de purée de cassis
50 g de sucre
2 g d'agar agar (1 sachet)

Versez tous les ingrédients dans un poêlon et faites bouillir 2 minutes.
Laissez tiédir et coulez dans un petit moule en silicone de 18 cm. Bloquez au surgélateur.


- La dacquoise aux noisettes et croustillant au chocolat


les  deuxième, troisième et quatrième étapes se préparent la veille. On commence par la base du gâteau.

75 g de poudre de noisettes
100 g de blancs d'oeufs
60 g de sucre
15 g de maïzena

30 g de gavottes
50 g de chocolat noir culinaire

Préchauffez le four à 170°C

À l'aide de votre robot, battez les blancs d'oeufs avec le sucre pour obtenir une préparation bien ferme. Saupoudrez de maïzena tamisée et ajoutez la poudre de noisette. Mélangez le tout délicatement à l'aide d'une maryse.

Coulez la pâte sur plaque allant au four recouverte d'un papier sulfurisé. Lissez le dessus et enfournez pour 15 à 20 minutes (cela dépendra de votre four).

Laissez refroidir et découpez un disque de 20 cm de diamètre. Enlevez délicatement le papier sulfurisé. Déposez le disque sur une plaque, une planche ou une assiette que vous pourrez aisément rentrer dans votre frigo et sur laquelle vous déposez un exopat ou un nouveau morceau de papier sulfurisé.

Faites fondre le chocolat au bain marie. Concassez les gavottes. Lorsque le chocolat et bien fondu, ajoutez les gavottes et mélangez.
Tartinez le disque de dacquoise avec cette préparation au chocolat.
Réservez la dacquoise recouverte du croustillant au chocolat au frigo

- La mousse vanille


100 g de jaunes d'oeufs
15 g de sucre
1 gousse de vanille
130 g de lait
3 feuilles de gélatine
130 g de calets de chocolats blancs
400 g de crème fraîche 35% m.g.

Commencez par faire ramollir la gélatine en la plongeant dans un bol d'eau froide.

Dans un bol, fouettez les jaunes d'oeufs avec le sucre

Fendez la gousse en deux et récupérez-en les grains. Déposez-les dans un poêlon avec le lait. Ajoutez également la gousse. Portez à ébullition.
Eliminez la gousse et versez le lait bouillant en filet sur les oeufs sans cesser de fouetter. Remettez le tout dans le poêlon et replacez sur le feu. Faites épaissir la préparation. La crème doit être nappante. Attention, ne laissez pas bouillir cette préparation !

Une fois la crème épaissie, essorez la gélatine avec les mains et jetez-la dans la crème vanille hors du feu. Mélangez et versez sur le chocolat blanc. Laissez fondre une minute puis lissez le tout au mixeur plongeur.

Montez la crème fraîche en chantilly. Lorsqu'elle est ferme, incorporez-la à crème vanille/chocolat. très délicatement.

Le montage


Le montage se fait à l'envers !!!

J'utilise une blanche à découper en platique sur laquelle je dépose un exopat. Sur ce dernier, je dépose un cercle à pâtisserie (22 cm de diamètre, 5 cm de haut) chemisé de rhodoïde (plus facile pour le démoulage).

Coulez d'abord la mousse au 2/3 de la hauteur.

Démoulez l'insert cassis congelé et posez-le par dessus la mousse. Enfoncez-le légèrement.

Recouvrez avec le reste de la mousse.

Enfin, déposez la dacquoise, face chocolatée dans la mousse, bien au centre. Enfoncez-la légèrement.

Réservez le tout au surgélateur au minimum 12 heures.
 

- Le glaçage miroir au chocolat 


Le jour même, on aborde l'étape la plus délicate à mon sens. C'est bien entendu cette dernière qui fera tout le visuel du gâteau. Alors pas de panique !

140 g de sucre semoule
85 g d'eau
50 g de sirop de glucose
50 g de cacao tamisé
130 g de crème liquide (35% m.g.)
4 feuilles de gélatine

Faites ramollir la gélatine dans un bol d'eau froide.

Pendant ce temps, dans une petite casserole, versez l'eau, le sucre, le glucose et la crème. Portez à ébullition pendant 1 minute. Ajoutez ensuite le cacao tamisé. Mélangez. Ajoutez également la gélatine essorée.  Lissez cette préparation avec un mixeur plongeur.

Laissez tiédir. Contrôlez la température. Cette préparation est prête à être coulée lorsque la température est de +/- 35°C.

Démoulez l'entremet et déposez-le sur une grille et enlevez délicatement le rhodoïde. Faites coulez le glaçage uniformément sur le tout. (J'ai visionné la technique sur youtube).
Une fois cette étape terminée, transferer sur le plat de service et décorer.

Laissez dégeler au frigo 6 à 8 heures.

Emerveillez vos convives et bonne dégustation !

dimanche 25 septembre 2016

Découvrir ou redécouvrir le chou-rave dans une quiche...

La recette date un peu, d'avant l'été mais tu sais que le retard et moi sommes maintenant indissociables. Heureusement,  je suis encore dans les temps pour vous parler du chou-rave, sa saison allant de mars à novembre. Ouf ! Tu as encore deux mois pour refaire cette petite quiche si elle te tente...

Cela me laisse aussi l'occasion de te raconter une petite histoire...

Nous étions une dizaine...Moi et quelques collègues, nous nous sommes abonnés aux paniers "bio" d'un producteur local au début du printemps dernier. Nous étions tous emballés ! Je ne sais pas ce que les autres avaient dans leur tête mais moi j'imaginais bien les bons légumes dans ma cuisine. Pour un petit panier , c'était un peu plus de 10 euros/semaine. La plupart d'entre nous avions fait le choix de tester ce petit panier. Certains, plus hardis, n'ont pas hésité à prendre le panier moyen voir le grand.  Le tout livrable pour nous tous au labo, et puisque nous étions nombreux, grâcieusement s'il vous plaît (parce que sinon c'est payant)!
Moi, j'y suis carrément allée "tête baissée", sans prendre le temps de lire le descriptif, sans faire de comparaison avec un autre cultivateur.
Et puis ils sont arrivés, les tout premiers paniers. Et là... Patatra ! La déception ! 4 carottes, 2 poireaux, 1 chou pointu, 1 botte de persil (qui pour moi n'est pas un légume) et royalement 140 g de champignons de Paris ! N'hésite pas à me donner ton avis sur la question mais la plupart d'entre nous étions un peu sciés sur place. Moi je n'en menais pas large. Le soir à la maison, le regard de mon mari en disait long : "toi, tu t'es fait avoir... nanana !" Au moins dans l'histoire, je n'étais pas seule à déchanter.
Nous avons attendu le deuxième panier... et il ne fut pas mieux. Mon collègue qui s'était abonné au panier moyen était censé recevoir de la rhubarbe. Et il en a eu ! UNE tige ! Qu'est ce qu'on a rigolé au labo ce jour-là. Tu vois,  il n'y avait pas que du négatif avec ces paniers. Ils nous ont donné des fous rires à l'instar de cette histoire de rhubarbe et puis il y avait les échanges de recettes, les discussions sur les bons petits plats réalisés par les uns et les autres. Et il faut l'avouer, ces légumes étaient vachement bons. Oh oui ! Mais avec un sacré goût de trop peu... 140 g de champis pour deux (puisqu'un petit panier est normalement destiné pour 2 personnes), ça fait pas beaucoup dans l'assiette et avec trois petits chicons (presque des chiconettes) , on ne se fait pas un chicon gratin en tête à tête. Au bout de quatre paniers, la majorité d'entre nous s'est posée la question sur le rapport qualité-quantité/prix... Alors le bio oui, mais 'un peu plus de 10 euros pour à peine un kilo de légumes... ce fut un grand non !

Attention, je ne veux surtout pas que tu fasses d'amalgames ! J'aime beaucoup le concept mais je te conseille de prendre le temps de comparer. Une chose est sûre : point de vue goût, c'est top !
Quant à moi, je retourne sur les marchés en étant plus attentive aux producteurs locaux et en privilégiant leurs légumes. Et tout près de chez moi, il y a quelques fermes qui possèdent leur propre petite boutique. Je passe leur porte de temps en temps. Mais un "certain panier", c'est fini !

 Je te l'ai écris plus haut : il n'y a pas eu que du négatif comme découvrir ou redécouvrir certains légumes. Je n'ai pas l'habitude de cuisiner le chou-rave, drôle de petite boule blanche aux vertus aphrodisiaques à ce qu'il paraît !



Ingrédients

1 chou rave
1 poireau
1 oignon
250 mL de crème fraîche
150 mL de lait
150 g de fromage râpé
125 g de jambon
4 oeufs
1 pâte brisée du commerce
1 filet d'huile d'olive
1 pincée de paprika
sel et poivre du moulin

Pelez et hachez l'oignon. 
Lavez le poireau. Coupez-le en deux dans la longeur et émincez-le.
Pelez le chou-rave et coupez-le en tranche. Emincez chaque tranche en batonnêts.
Emincez le jambon.

Dans un wok chauffé à feu moyen, versez un peu d'huile d'olive. Faites blondir l'oignon puis jetez le reste des légumes. Faites revenir le tout quelques minutes. Ajoutez le jambon. Poursuivez la cuisson une ou deux minutes en mélangeant bien. Réservez.

Préchauffez le four à  210°C.
Déroulez votre pâte brisée et foncez un cercle à pâtisserie de 24 cm de diamètre préalablement beurré et posé sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. Piquez-la à l'aide d'une fourchette. Enlevez l'excédent de pâte avec une bonne lame.
(si vous utilisez un moule à tarte classique, précuisez votre fond de tarte quelques minutes dans un four préchauffé à 180°C)
Versez le mélange légumes/jambon sur le fond de tarte
Réservez au frigo.

Dans un grand bol, fouettez les oeufs avec la crème. Ajoutez le fromage, le paprika.  Sans cessez de battre, incorporez le lait. Salez et poivrez.
Versez ce mélange sur le fond de tarte et enfournez à 210°C pour 10 minutes. Après ce temps, baissez la température à 180°C et poursuivez la cuisson pendant 30 à 35 minutes.
Servez chaud ou tiède avec une petite salade.

dimanche 18 septembre 2016

Cookies triple chocolat


Le temps des vacances est fini ! Malgré le soleil et ces derniers pics de températures qui nous narguent cette année. On se croirait début juillet… mais non ! Les enfants ont bien retrouvé le chemin de l’école et les devoirs pleuvent contrairement à la météo. (On n’est quand même jamais content !!!) Et la circulation sur le ring de Bruxelles est revenue à son état normal : excécrable ! Je te parle pas de ce foutu chantier à Groenendael !!! Premier jour de boulot et une heure de retard dans les dents. Tu pars de chez toi à 6h30 pour arriver au boulot à 9h… distance entre les deux : 35 km ! J’en profite pour râler : c’est la semaine de la mobilité !

Allez ! On va se consoler avec un petit cookie... Envie de simplicité et de sucré aujourd'hui !



Ingrédients (pour +/- 15 cookies)
130 g de beurre salé mou
100 g de sucre roux de canne
1 oeuf
1 càc d’extrait de vanille
180 g de farine
1 càc de levure chimique (baking powder)
200 g d'un mélange de pépites au chocolat noir, au chocolat au lait et au chocolat blanc

Dans un bol, mélangez la farine et la cuillère à café de levure chimique.
Dans le bol de votre robot muni de la feuille, déposez le beurre et le sucre roux. Mélangez à petite vitesse, voir à moyenne vitesse , ces deux ingrédients.
Dans un petit bol, battez l’oeuf avec l’extrait de vanille et ajoutez-les dans le bol du robot. Mélangez le tout. Versez ensuite la farine en une seule fois et faites repartir votre robot à petite vitesse. Dès que la farine est bien incorporée à la pâte, ajoutez toutes les pépites de chocolat. Mélangez quelques secondes au robot.
Formez une quinzaine de boules de pâte avec les mains. Laissez-les reposer 30 minutes au frigo.
Préchauffez le four à 180°C
Sur une plaque allant au four recouverte de papier sulfurisé,  déposez les boules de pâte légèrement aplaties au préalable. Enfournez pour 13 à 15 minutes environ. A la sortie du four, laissez reposer les cookies encore quelques minutes sur la plaque avant de les transferrer sur une grille.
 Laissez refroidir. Vous pourrez les déguster encore tiède avec un bon verre de lait ou un café. Sinon, vous pouvez les conservez un jour ou deux dans une boîte en fer.

lundi 15 août 2016

Poulet "express"au four (Jamie Oliver)

Je te parle sans arrêt du temps... du temps qui court, qui file entre les doigts, qui manque cruellement dans une journée. Et si aujourd'hui je te proposais une recette qui ne demande que quelques minutes de préparation et qui est une petite tuerie en soi. Le four travaille et toi... tu profites !!! 
Que demande le peuple ?!?



Ingrédients (pour 4 personnes)

6 cuisses de poulet désossées (sans la peau)
8 petites tomates en branche
1 poivron rouge
1 poivron jaune
2 oignons rouges
4 gousses d'ail
1/2 bouquet de thym frais
1 càc de paprika
2 càs d'huile d'olive
2 càs de vinaigre balsamique
fleur de sel
poivre du moulin 

Préchauffez le four à 180°C.

Découpez les tomates en quartiers. Pelez les oignons et coupez-les aussi en quartiers. Epépinez les poivrons et coupez les grossièrement. 

Dans un grand plat allant au four (pour ma part en inox), déposez les morceaux de poulet et répartissez les légumes tout autour. Faites en sorte que les légumes ne recouvrent pas le poulet. 
Sans éplucher les gousses d'ail, écrasez-les avec le plat d'un couteau et ajoutez-les aux autres ingrédients.

Effeuillez le thym par dessus. Saupoudrez de paprika
Arrosez d'huile d'olive et de vinaigre balsamique. Ajoutez une belle pincée de fleur de sel et poivrez.

Enfournez pour 1 heure en pensant à retourner les morceaux de poulet de temps en temps et à les arroser de jus de cuisson.

Servez avec du riz et une salade verte. Pensez également à un morceaux de pain pour trempouiller dans le sauce !!!

samedi 18 juin 2016

Tarte au citron/citron vert/basilic

À la question "quelle est l'étoile la plus proche de la Terre?", tu me réponds "le soleil, bien sûr !".
Ah oui ! Et il est où, le soleil ??? Je crois que notre orbite planétaire s'en  est éloigné...

De mémoire, nous n'avons pas connu un mois de juin aussi... pluvieux, dirons-nous ! Pour ne pas dire franchement "dégueulasse". (Oups !, Je l'ai dit !) Tu ne te souviens pas de tes sessions d'examens à devoir réviser sous un ciel magnifique, à devoir t'enfiler des syllabi dans ton kot alors que l'appel de la terrasse était si fort ??? Moi bien !!! En plus la fac de sciences terminait toujours plus tard que les autres et pendant que certains de mes potes fêtaient déjà dignement les beaux jours, je relisais des pages et des pages de botanique, de zoologie ou refaisais des dizaines et des dizaines d'exercices de chimie.... Peut-être ai-je rêvé ces années où tout Louvain-la-Neuve ressemblait à une station balnéaire en plein mois de juin et où les terrasses des cafés étaient perpétuellement bondées, et cela à toutes les heures de la journée. Maintenant, le blocus de juin ressemble à celui de janvier si ce n'est un petit gain de température. Il fait moche... au moins c'est peut-être moins tentant pour les étudiants de lever leur nez des bouquins

Après avoir vu ma commune sous eaux comme beaucoup d'autres en Wallonie et en Belgique, je me demande franchement où nous allons avec cette météo déréglée ???

En attendant le retour de l'astre divin dans nos humides contrées, direction la cuisine pour la préparation d'une tarte jaune comme... un soleil !!! Au moins l'aurons-nous dans l'assiette !

Petite association de Jacques Génin pour le "fou de pâtisserie #4 " mais technique irréprochable pour la crème au citron de Pierre Hermé. Quant à la pâte sablée, j'ai adopté la recette de ma copinaute Isabelle.



Ingrédients (pour une tarte de 22 cm)

pâte sablée sucrée (Isabelle - Pourquoi pas ?)

85 g de beurre salé à température ambiante
50 g de sucre
25 g de poudre d'amande
1 oeuf
140 g de farine tamisée

crème au citron (Jacques Génin)

15 g de basilic
le zeste de 3 citrons jaunes
170 g de sucre
3 oeufs
180 g de jus de citron vert
200 g de beurre doux à température ambiante coupé en morceaux
zeste de citron vert pour la finition



Préparation de la pâte sablée

Dans le bol de votre robot muni du crochet pétrisseur, rassemblez tous les ingrédients. Mélangez à faible vitesse jusqu'au moment où la pâte commence à former  une boule.

Abaissez la pâte entre deux feuilles de papier cuisson de telle manière à garnir facilement un cercle à pâtisserie de 22 cm. Réservez au frigo pendant 1 h.

Préchauffez le four sur 180 °C

Après ce délai, foncé un cercle à pâtisserie préalablement beurré avec la pâte. Déposez un autre papier cuisson par dessus pour y verser des poids de cuisson. Enfournez pour 20 minutes.
Enlevez les poids de cuisson et enfournez à nouveau pour 5 minutes.

Laisssez refroidir la pâte.

Préparation de la crème au citron (technique de Pierre Hermé)

Dans un bol, zestez les 3 citrons jaunes. Ajoutez le sucre. Mélangez à la main sucre et zeste. Ajoutez également le basilic grossièrement ciselé. À l'aide d'un fouet, mélangez-le tout avec les oeufs.

Placez ce bol au dessus d'une casserole contenant de l'eau frémissante et continuez de fouetter gentillement la crème pendant qu'elle cuit au bain-marie. La crème va progressivement se densifier. Vous devrez atteindre les 82 °C pour arrêter la cuisson (cette étape est un peu longue et vous jouerez un peu au yoyo avec la température surtout au moment où la crème prend de la consistance).

Une fois les 82°C atteint, filtrez la crème à travers un tamis pour éliminer les feuilles de basilic. Enfoncez à nouveau la sonde du thermomètre dans la crème et attendez que la température redescende à 60°C. Ajoutez alors  les morceaux de beurre un par un. Emulsionnez au mixeur plongeur pendant 10 minutes pour que le beurre s'incorpore parfaitement à la crème.

Réservez la crème 3h au frigo puis garnissez-en le fond de tarte. Lissez la surface à la spatule ou à l'aide d'une maryse.
Râpez des zestes de citrons verts pour décorer. Réservez au frais jusqu'à dégustation

samedi 4 juin 2016

Pizza du tricheur et ses salades (jamie Oliver)

Tes dernières vacances sont loin, loin, loin derrière... Tu es en mode "métro-boulot-dodo" depuis plus de 6 semaines ! Ouep ! Moi aussi ! Vivre des vacances permamentes toute l'année, ce ne serait pas drôle. Vive la sonnerie du réveil-matin, les embouteillages, les collègues et le sempiternel "qu'est-ce qu'on mange ?" prononcé par toute votre tribu à peine passé la porte de la maison le soir. Sentez le ton ironique dans mes propos...juste un petit peu !
Les vacances éternels, ce n'est malheureusement pas pour moi - je n'ai toujours pas gagné à l'EuroMillions - et comme vous tous, je vais gagner durement ma croûte et après une première journée de labeur au labo, une deuxième s'entame dès le retour à la maison avec la tâche délicate de faire à dîner...
En semaine, pas le temps de tergiverser mais pas le temps de faire de la grande cuisine non plus ! Ça doit aller vite, ça doit être bon, et ça doit plaire à tout le monde. Sauf que voilà, moi j'en ai marre de toujours manger la même chose de semaine en semaine. J'aimerai pouvoir me payer un Yves Matagne, ou un Thierry Marx dans ma cuisine ; malheureusement et encore une fois, mon portefeuille n'est pas assez garni...

Mais d'Angleterre est venu mon sauveur ! Jamie Oliver a sauvé ma vie... enfin il a plutôt sauvé un de mes dîner. Pas lui non plus directement en train d'éplucher les légumes  juste à côté de moi et très franchement, je ne serais pas contre... mais son bouquin, ses conseils et ses recettes  ont radicalement balayé la monotonie de mes repas de semaine !
Avec son petit grain de folie, cette manie d'ajouter des piments partout, et en gardant une certaine simplicité dans sa cuisine - car aujourd'hui je vous parle d'une pizza accompagnée de salades - il change tout. Une pizza ordinaire n'en est plus une, les salades sont moins fades et rapidement, sans se casser le bourichon, j'ai un florilège de plats originaux et colorés sur la table. J'en suis réellement fan même si parfois je me demande où il m'embarque en associant tel et tel ingrédients ensemble. 





Ingrédients

Pizza 
135 g de tomates concassées en conserve
un petit bouquet de basilic frais
1/2 gousse d'ail
1 filet de vinaigre de vin rouge
75 g de mozzarella
parmesan (en bloc, pour râper fraîchement)
8 tranches de salami
1 càc de graines de fenouil
1/2 piment rouge
1 pâte à pizza prête à l'emploi (pour gagner un peu de temps)
huile d'olive
sel

 Salade de Mozzarella
250 g de mozzarella (de préférence au lait de bufflone)
un peu de pesto vert (maison c'est bien meilleur)
quelques feuilles de basilic
1 citron
1 filet d'huile d'olive
poivre noir du moulin

Salade de tomates
500 g de tomates de couleurs et de tailles différentes
1/2 piment rouge
quelques feuilles de basilic 
1/2 gousse d'ail
3 càs huile d'olive
2 càs de vinaigre balsamique
 sel, poivre noir du moulin

Salade de roquette
100 g de roquette
le jus de 1/2 citron
1 filet d'huile d'olive
sel, poivre noir du moulin

Chez Jamie, le déroulement de la recette est orchestré pour ne durer que 30 minutes, préparation d'une pâte à pizza 'maison' et d'un dessert compris. En prenant l'option d'une pâte à pizza toute faite et en répartissant le travail entre mon mari et moi, on arrive à ce timing. Il faut avouer que nous perdons du temps en relisant les instructions, ne connaissant pas la recette par coeur et on a nettement moins suivi l'ordre des différentes étapes qu'il proposait. Qu'à cela ne tienne, le menu est top ! Et je vous réserve le dessert au temps des cerises....

Préparation de la salade de tomates :
Gardez les plus tomates cerises entières et coupez en quartier les tomates les plus grosses.  Coupez finement le piment rouge. Placez-le tout dans un grand bol. Ajoutez quelques feuilles de basilic ciselée. Versez 3 cuillères à soupe d'huile d'olive extra vierge et 2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique.
Salez et poivrez, puis à l'aide d'un presse ail, écraser la demi gousse d'ail par dessus. Mélangez. Réservez.

 Préparation de la salade de mozzarella
Déchirez à la main (surtout ne pas coupez au couteau !!!) votre boule de mozzarella. Déposez les morceaux sur une assiette. Versez un peu de pesto sur chaque morceau de mozzarella. C'est bien meilleur un pesto maison que je trouve bien moins salé qu'un pesto industriel. Mais ce dernier peut très bien faire l'affaire.

Poivrez et décorez avec des feuilles de basilic. Râpez finement le zeste d'un citron par dessus et arrosez avec un filet d'huile d'olive extra vierge. Réservez. 

Préparation de la salade de roquette
Rien de plus facile : déposez la roquette dans un saladier, arrosez d'un filet d'huile d'olive et du jus d'1/2 citron. salez et poivrez. Mélangez. Réservez.

Préparation de la pizza :

Faites chauffez le grill du four
 
Dans un blender, versez les tomates concassées, quelques brins de basilic, une demi gousse d'ail pelée, un filet de vinaigre de vin rouge, ainsi qu un filet d'huile d'olive. Ajoutez une pincée de sel et mixez le tout. La préparation doit être bien lisse.

 Faites chauffer une grande poêle (pouvant aller au four) sur feu vif. Versez un filet d'huile d'olive et déposez la pâte. Baissez le feu. Le garnissage de la pizza se déroule pendant la cuisson de la pâte dans la poêle ! Ajoutez la préparation à la tomate au milieu de la pâte et étalez-la sur la surface de la pizza. Déchirez la mozzarella en petits morceaux et répartissez sur la pizza. Râpez fraîchement le parmesam par dessus. Répartissez  les tranches de salami. Pilez quelques graines de fenouil dans un mortier et saupoudrez-en la pizza. Hachez finement le piment et ajoutez-le également à la pizza. Il est temps alors de placez la poêle avec la pizza au four, sous le grill bien chaud pendant 4 à 5 minutes.

Sortez la pizza du four et transferez-la sur un plat de service ou une planche à pizza. Décorez avec quelques feuilles de basilic et arrosez d'un filet d'huile d'olive.

Sur votre table, disposez les salades et la pizza découpée en part. Il suffit de déguster !

mercredi 20 avril 2016

La Sauce Vierge de Paul Gayler... On révise ses classiques !

J'avais oublié celle qui m'a fait aimé le poisson lorsque j'avais 15 ans : la sauce vierge ! L'idée d'en manger avec un bon poisson grillé m'était sortie de la tête... Une collègue qui me l'a remise dedans.. 
La recette... pas n'importe laquelle ! Celle de Monsieur Gayler, Chef au Lanesborough de Londres. À moins de dépenser une véritable petite fortune pour la déguster dans cet hôtel luxueux de Hyde Park, je te propose de la faire toi-même.
Ne tique pas trop vite ! Je ne vais pas t'embarquer pour quelque chose d'impossible et de couteux. Tu me connais, non ? C'est la recette d'un chef, oui mais vraiment pas compliquée : quelques ingrédients et quelques petites instructions et le tour est joué.







Ingrédients

100 mL d'huile d'olive
1 échalote
1 gousse d'ail
2 à 3 tomates
1/2 citron
1 pincée de sucre
quelques feuilles de basilic
sel et poivre

Pelez et hachez la gousse d'ail et l'échalote. Pelez les tomates, coupez-les en 4, épépinez-les et coupez la chair en tout petits dés. Vous devez obtenir 100 g de chair de tomate en dé.

Versez l' huile dans une petite casserole et faites chauffer à feu doux. Ajoutez l'ail et l'échalote dans l'huile. Poursuivez la cuisson à feu doux quelques minutes. Laisser s'attendrir les morceaux d'échalote et d'ail mais ne les laissez pas colorer.

Ajoutez les tomates. Faites cuire pendant 4 à 5 minutes à feu doux. Versez le jus d'un demi citron. Mélangez.

Ajoutez le sucre et les feuilles de basilic ciselées. Mélangez bien le tout et rectifiez l'assaisonnement.

Servez chaud avec du poisson grillé.

samedi 2 avril 2016

Cookies orange confite & chocolat au lait

Chacun de nous convoite un Saint Graal, une chose tellement merveilleuse qu'elle t'obsède mais tu n'arrives pas à mettre la main dessus. Pour ma part, c'est la recette des Ben's Cookies (du moins c'est un de mes Saint Graal car en cuisine, il est bien difficile de ne pas convoiter plusieurs choses...). Mais comment te décrire un de ces cookies... Le seul mot qui me vient à l'esprit c'est "waouh!" Ça ne va pas t'aider à te faire une idée.. je me doute bien. Personnellement, depuis que j'ai croqué ce petit bout de... paradis, je n'ai eu de cesse de chercher sur internet "THE"recette, even in English ! Mais rien à faire, je dus me contenter d'en approcher, de tourner autour en me disant qu'il manquait un petit je-ne-sais-quoi. 
Est-ce un petit brin de nostalgie londonienne mêlée à une envie furieuse de manger des cookies "maison" qui m'a fait reprendre mes recherches à 7h du matin l'autre jour alors que je pouvais me payer une grasse mat ! Franchement je ne sais pas ! Je voulais juste manger celui à l'orange confite et au chocolat au lait, un de mes préférés. Mes pérégrinations m'ont conduite jusque chez Pauline et une de ces recettes de cookies qui m'a inspirée celle-là. 

Le Saint Graal ? On y est pas encore mais je le touche du bout de doigt...




Ingrédients (+/- 20 cookies)

300 g de sucre
170 g de beurre ramolli
1 oeuf + 1 jaune d'oeuf
1 càs d'extrait  de vanille
250 g de farine
1 pincée de sel
150 g de pépites de chocolat au lait
15 lanières d'écorce d'orange confite

Soit vous utilisez un bol et une cuillère en bois, soit votre robot muni de la feuille.

Coupez les lanières d'écorce d'orange en dés. Réservez.

Préchauffez le four à 180°C

Dans un grand bol (ou le bol de votre robot), déposez le beurre ramolli et le sucre. Mélangez ces deux ingrédients énergiquement et pendant 10 minutes pour obtenir un mélange homogène et blanc.

Dans un petit bol, fouettez l'oeuf et le jaune d'oeuf avec l'extrait de vanille.  Versez cette préparation dans le mélange beurre/sucre.

Incorporez la farine et la pincée de sel. Dès que tous les ingrédients se sont amalgamés, arrêtez de mélanger.

Terminez la pâte en ajoutant les pépites de chocolat au lait et les dés d'écorce d'orange. Mélangez brièvement.

Formez 20 boules de pâte avec les mains. Posez-les  sur un plaque allant au four recouverte de papier sulfurisé en veillant à bien les espacer.
Enfournez pour 12 à 15 minutes selon le four. Les boules vont fondre progressivement et s'étaler pour donner de jolis cookies. Ils doivent être dorés mais encore moelleux à l'intérieur au moment de les sortir.
À la sortie du four, laissez les cookies sur la plaque encore 2 minutes. Transférez sur une grille afin de refroidir les biscuits.
Dégustez, with a cup of tea ou conservez dans une boîte en fer.

mardi 1 mars 2016

Minis Canelés Bordelais

Je travaille dans un laboratoire de biochimie analytique. C'est très marrant parce que, étudiante, je me voyais beaucoup plus derrière un microscope que derrièrre des machines de chromatographie. J'étais plus "Biologie"que "Chimie" mais à bien y repenser je m'éclatais d'avantage dans les TP de Chimie. Distillation fractionnée, chauffage à reflux, titrage, synthèse, ou chromatographie sont des termes qui m'ont beaucoup stressé avant chaque labo mais avec lequel je jonglais vraiment bien lorsqu'il s'agissait de passer à la pratique. Oui, j'étais morte de trouille avant de commencer mais au final, je m'amusais comme une petite folle. 
Avec la cuisine, j'ai les même rapports conflictuels ! J'ai beaucoup de mal à me lancer dans une nouvelle recette surtout quant il s'agit d'aborder les classsiques de la pâtisserie. Je te raconte pas la première fois que j'ai cuisiné des macarons ! Le saint Graal pour moi... Je m'entends encore dire "je ne vais jamais y arriver"... et pourtant, j'y suis arrivée ! Encore faut-il avoir la bonne recette... Comme pour les canelés : une multitude de possibilités sur le net. Et quant une collègue te fait découvrir le vrai goût d'un canelé venu tout droit de Bordeaux, c'est celui-là que tu veux reproduire et pas un autre. Et comme à l'accoutumée, j'ai mis un temps fou à me décider, même lorsque ma copinaute Isabelle m'a permis de trouver LA bonne recette. Heureusement, j'ai fini par me décider...Et devine quoi ??? C'est simple à réaliser ! L'éclate totale en cuisine ! C'est même mon fils de 10 ans qui a cuisiné ceux de la photo...

J'adore les canelés. Je sais que c'est très particulier (entre le flan et le cake) mais en version "mini", je suis capable d'en croquer quelques-uns. C'est la petite douceur juste parfaite avec le café : caramélisée à l'extérieur, moelleuse à l'intérieur... une petite tuerie en soi !



Ingrédients (pour +/- 70 minis canelés)

500 mL de lait entier
40 g de beurre
1 gousse de vanille
250 g de sucre
125 g de farine
2 oeufs entiers + 2 jaunes d'oeufs
125 mL de rhum ambré

Fendez la gousse de vanille en deux et récupérez les graines. Déposez les graines ainsi que la gousse dans le lait que vous aurez versé au préalable dans un poêlon. Ajoutez le beurre et faites chauffez doucement. Le lait ne doit surtout pas bouillir !

Dans le bol du robot muni de la feuille, versez la sucre et la farine. Commencez à mélanger sur la plus petite des vitesses. Ajoutez un à les oeufs et ensuites les jaunes d'oeufs. Laissez tourner pendant deux minutes pour que le mélange blanchisse et soit bien homogène.

Remplacez la feuille par le fouet et refaites tourner toujours sur la plus petite vitesse. Ajoutez doucement le mélange lait chaud/beurre/vanille. Versez ensuite le rhum à la préparation. Lorsque la pâte est bien homogène, versez-la dans une grande bouteille et stockez-la pendant 24h au frigo. Oui, c'est cruel toute cette attente !!!

Le lendemain, préchauffez votre four à 220°C.
Remplissez les empreintes d'un moule à minis canelés avec la pâte jusqu'au 4/5.
Enfournez pour 19 minutes à 220°C. Après ce temps, baissez la température à 180°C et poursuivez la cuisson pendant 20 minutes encore.
À la sortie du four, laissez reposer les cannelés pendant 5 minutes dans le moule et ensuite démoulez.

Laissez refroidir sur une grille et dégustez avec un excellent café... c'est juste parfait !

Pour la cuisson, encore une fois tout est une question de four. Chez Isa, le temps de cuisson à 220 est de 18 minutes mais avec mon four, j'ai ajouté une petite minute en plus pour mieux les caramélisér, la première fournée étant un peu plus pâle.  Un four n'est pas l'autre...

Les canelés ne se conservent pas... L'idéal est de les manger le jour-même : croquant dehors, moelleux dedans. Le lendemain, c'est déjà plus pareil (ils sont encore moelleux et moins croustillant) mais quand ils sont minis comme ça, les cannelés se mangent sans fin... Non ???

dimanche 31 janvier 2016

Les Crêpes par Pierre Hermé

Invariable, inchangée depuis la toute première fois, ma recette de pâte à crêpe est sans doute une de celle qui m'a fait aimer la cuisine. Pourquoi ? Parce qu'il suffit de prendre un bol et de mélanger quelques ingrédients de base et je régale toute ma petite tribu... Parce que ce sont les crêpes que mon mari aime, que mes enfants aiment, que mon papa aime.... Parce que c'est la recette familiale par excellence et que mes enfants sont bien souvent auprès de moi pour m'aider à la préparer... Parce que c'est le plaisir simple de n'utiliser qu'un fouet et d'oublier l'aide de mon robot. Je la prépare tellement souvent, au point que les proportions sont gravées à jamais dans ma mémoire. Quand je serai très vieille, ce sont ces crêpes-là que je cuisinerai pour mes arrières petits enfants !!!

Je me doute que toi aussi tu as ta propre recette. Effectivement il y a autant de recettes de pâte à crêpes qu'il y a de familles : épaisses, très épaisses, fines, un peu moins sucrée, avec une touche de vanille, etc... Il y en a tellement ! Et je ne tiens pas à remplacer ta recette par la mienne... Moi aussi j'aurais bien du mal. Cependant, je suis curieuse de nature et lorsque je vois une recette signée Pierre Hermé, je ne sais pas résister. Que veux-tu... c'est mon chouchou. Je me suis donc fait violence (si je puis dire) et avec l'aide de Simon, nous nous sommes embarqués dans la préparation de cette nouvelle pâte trouvée sur le blog de Valérie. Sur ce coup-là, on doit se la jouer un peu plus sérieux : tous les ingrédients doivent être pesés... même les liquides.  On oublie le bon vieux bol et le fouet, et on utilise la puissance du blender. C'est nettement moins drôle mais cela te donne une crêpe fine et moelleuse et surtout qui ne se déchire pas à la cuisson au moment de la retourner.

Alors voilà ce que je te propose aujourd'hui : de faire un peu d'infidélité à ta bonne vieille recette. Et pas de panique, si tu n'as pas de blender, à la force des poignets, ça marche aussi !



Ingrédients (pour 12 crêpes de 26 cm environ)

4 oeufs ("bio"de préférence)
500 g de lait entier
60 g d'eau
60 g de sucre
3 g de sel
30 g de rhum ambré
1 gousse de vanille
20 g de  beurre fondu
200 g de farine T45 (ou farine fluide)


Préparation au blender :
Dans le bol du blender, déposez les oeufs en premier, et versez ensuite le lait, l'eau, le sucre, le sel, le rhum. Fendez la gousse de vanille et récuperez les grains pour les ajouter à la préparation. Terminer en versant le beurre fondu et ensuite la farine.
Mixez le tout pendant 1 minute. C'est simple, rapide et efficace.

Préparation à la main
Dans un grand bol, fouettez les oeufs avec le sucre, le sel et la vanille. Ajoutez la farine.  Fouettez à nouveau.
Dans un grand doseur,  mélangez l'eau, le lait et le rhum, et ajoutez-les doucement, tout en fouettant. Terminez en ajoutant le beurre fondu. Mélangez à nouveau pour obtenir une préparation homogène.


Laissez reposer la pâte pendant deux heures au minimum. Personnellement, j'ai suivi les conseils de Valérie en la laissant reposer un peu plus de 6 heures dans le bol de mon blender.

Après ce temps de repos, on passe alors à la cuisson.Je n'ai malheureusement pas de crêpière en fonte, donc je graisse légèrement ma poêle entre chaque crêpe. 
 

Faites chauffer une crêpière ou une poêle de 25 cm. Lorsqu'elle est suffisamment chaude, faites fondre un peu de matière grasse (beurre ou margarine). Enduisez bien toute la surface de la poêle.
Déposez une louche de pâte et uniformisez la couche de pâte sur toute la surface de la poêle. Quand le dessous de la crêpe est doré, retournez-la et terminez la cuisson. Réservez les crêpes sur une assiette.
Agrémentez de confiture, de pâte à tartiner, de sucre, de glace, ou flambez-la !!! À toi de décliner ta crêpe selon tes envies... Bon Appétit !