Pour préparer notre voyage, nous avons feuilleté pas mal de livres, ouvert quelques guides, consulté divers sites et blogs sur la verte Erin. Et si notre choix s'est porté cette année sur le Connemara, il y avait un autre lieu que nous rêvions d'aller voir : le Burren. Nous le savions déjà, un seul jour ne suffirait pas pour explorer cette région mais nous ne résistons pas à faire les 180 kilomètres qui nous en séparent pour y passer quelques heures. Malheureusement la grisaille nous serre sur le parcours et quand nous arrivons enfin, un vilain crachin froid et pénétrant nous tombe dessus.
Le Burren, "An Bhoireaan" en Gaélique, signifie le grand rocher. C'est en fait un grand plateau karstique dont le calcaire s'est fissuré par l'effet du ruisselement de l'eau et de la gélifraction. Cette région aux allures lunaires paraît inhospitalière, aride, désertique, et pourtant...
Les rochers abritant de nombreuses grottes, la région fut très peuplée au temps de la préhistoire, ainsi en témoignent les nombreux dolmens, ou mégalithes déssiminés dans la campagne. Comme le célèbre Dolmen de Poulnarbrone.
Le dolmen composé de 7 blocs de pierre imposants aurait été bâti 3800 ans avant notre ère et servait sans doute d'autel funéraire. Cette tombe aurait accueilli la dépouille de 22 adultes, 6 enfants et un nouveau-né. Il est un des sites archéologiques majeures de l'Irlande.
Nous avons une chance indécente de profiter seuls de cet endroit sacré pendant un bon quart d'heure avant que deux autocars déversent un flot de touristes malgré un vent glacial qui pique le nez.
Cap ensuite sur un autre site, lui aussi incontournable, les fascinantes Falaises de Moher. Elles s'élèvent au-dessus d'un Océan Atlantique souvent déchaîné et ses pentes vertigineuses (jusqu'à 214 mètres de hauteur) s'étirent sur plus de 8 kilomètres.
La tour O'Brien, construite en 1835 par Sir Cornelius O'Brien offre un point de vue impressionnant sur l'ensemble du site.
Malheureusement la météo n'est pas avec nous. Nous aurions aimé emprunter le chemin qui longe les falaises mais le vent et la pluie nous en dissuadent. Le Burren a encore tant à nous offrir mais il nous faudra attendre une autre année, un autre voyage.
Nous repartons plus au Nord, vers le Connemara. La météo y est heureusement plus clémente.
à suivre...
mardi 30 août 2011
samedi 27 août 2011
Spread d'Aubergine
Dès que je vois une recette avec de l'aubergine, j'ai beaucoup de mal à résister. C'est un de mes légumes préférés et je le mangerais à toutes les sauces. Je suis tombée sur cette recette dans un magazine télé et j'ai beaucoup hésité avant de la tenter. Parmi des ingrédients que j'affectionne comme le basilic et le parmesan, il y a la ricotta. Quand je m'embarque dans une recette avec ce fromage à pâte fraîche italien, j'obtiens soit une merveille, soit une catastrophe. Mais n'écoutant que ma gourmandise et ma grande curiosité, je me suis quand même lancée. Qui a dit que la curiosité était un vilain défaut ? Pas moi en tous cas ! Bien frais à l'apéro, sur des craquers ou sur du pain grillé, il ne demande qu'à être étalé, tartiné !
Ingrédients :
Une belle aubergine
250 g de ricotta
30 g de parmesan râpé
2 càs d'huile d'olive
3 càs de jus de citron
2 càs de basilic ciselé
Sel, poivre
Coupez le pédoncule de l'aubergine. Ne la pelez surtout pas mais piquez-la à l'aide d'une fourchette à différents endroits. Déposez-la dans un plat creux. Couvrez le plat et placez-le au four à micro-ondes. Chauffez pendant 6 minutes à une puissance de 1000W.
Ensuite, laissez refroidir.
Coupez l'aubergine dans la longueur et récupérez la chair à l'aide d'une cuillère.
Versez la chair de l'aubergine dans le bol d'un mixeur. Ajoutez 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, 3 cuillère à soupe de jus de citron, et le basilic haché. Mixez pour obtenir une purée. Incorporez la ricotta et le parmesan. Mélangez. Rectifiez l'assaisonnement. Conservez au frais jusqu'au moment de servir.
Pour ce soir, en plus de cette petite tartinade, je n'ai pas résisté à refaire les pains de poisson de mon amie Sylf. Je les ai découvert chez elle et ensuite j'en ai remangé au salon du blog culinaire belge. Ils méritent franchement une mention spéciale car ce n'est pas toujours évident de proposer des petits cakes salés qui peuvent quelques fois s'avérer trop secs. Mais ceux-ci sont moelleux, tendres. Des vrais petits douceurs à l'heure de l'apéro. Pour la recette, n'hésitez pas à cliquer ici !
Ingrédients :
Une belle aubergine
250 g de ricotta
30 g de parmesan râpé
2 càs d'huile d'olive
3 càs de jus de citron
2 càs de basilic ciselé
Sel, poivre
Coupez le pédoncule de l'aubergine. Ne la pelez surtout pas mais piquez-la à l'aide d'une fourchette à différents endroits. Déposez-la dans un plat creux. Couvrez le plat et placez-le au four à micro-ondes. Chauffez pendant 6 minutes à une puissance de 1000W.
Ensuite, laissez refroidir.
Coupez l'aubergine dans la longueur et récupérez la chair à l'aide d'une cuillère.
Versez la chair de l'aubergine dans le bol d'un mixeur. Ajoutez 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, 3 cuillère à soupe de jus de citron, et le basilic haché. Mixez pour obtenir une purée. Incorporez la ricotta et le parmesan. Mélangez. Rectifiez l'assaisonnement. Conservez au frais jusqu'au moment de servir.
Pour ce soir, en plus de cette petite tartinade, je n'ai pas résisté à refaire les pains de poisson de mon amie Sylf. Je les ai découvert chez elle et ensuite j'en ai remangé au salon du blog culinaire belge. Ils méritent franchement une mention spéciale car ce n'est pas toujours évident de proposer des petits cakes salés qui peuvent quelques fois s'avérer trop secs. Mais ceux-ci sont moelleux, tendres. Des vrais petits douceurs à l'heure de l'apéro. Pour la recette, n'hésitez pas à cliquer ici !
mercredi 24 août 2011
Melon & Mozzarella
En juillet 2004, j'ai découvert l'Ardèche, ses petits villages, son Valon-Pont d'Arc, son castagnou, et surtout ses melons. Mon grand gourmand et moi avions posé nos valises dans une jolie maison en pierre, une ancienne magnanerie, tout près de Saint Vincent de Barrès. Dès le premier jour, alors que nous partions en exploration, attirés par une odeur merveilleuse de fruits, nous nous sommes arrêtés sur le bord de la route pour acheter un melon chez un petit producteur de la région. Ce melon ! Quand j'y repense... une merveille. Il était gorgé de soleil, plein de goût, il fondait en bouche. Alors tous les jours, après notre balade quotidienne, nous achetions les melons qui faisaient notre bonheur en apéro ou en dessert. C'est donc sur notre belle terrasse en Ardèche, profitant des températures agréables de la soirée , que nous mangions notre tout premier melon/jambon/mozzarella.
Il y a quelques jours, en feuilletant un de mes magazines de cuisine, je tombe sur une recette similaire qui m'a rappelé de beaux souvenirs de vacances... et un subtil parfum d'été !
Ingrédients (pour 2 personnes)
1 melon
2 boules de mozzarella
4 tranches de jambon cru (italien)
2 càs d'huile d'olive au basilic
2 càs de vinaigre balsamique
Quelques feuilles de basilic
Sel et poivre
Coupez le melon en quatre. Enlevez les pépins, pelez chaque morceaux et taillez ensuite de fines tranches. Disposez le melon sur un grand plat de service.
Coupez la mozzarella et ajoutez-la sur le plat. Arrosez ensuite d'huile d'olive au basilic et de vinaigre balsamique. Salez légèrement et poivrez.
Taillez le jambon cru en lanières et placez-le sur le plat. Enfin disposez ça et là des feuilles de basilic.
C'est prêt ! Que demander de plus ? Un bon vin, un bon pain croustillant (une bonne baguette française !) et du soleil pour chauffer la terrasse !
Il y a quelques jours, en feuilletant un de mes magazines de cuisine, je tombe sur une recette similaire qui m'a rappelé de beaux souvenirs de vacances... et un subtil parfum d'été !
Ingrédients (pour 2 personnes)
1 melon
2 boules de mozzarella
4 tranches de jambon cru (italien)
2 càs d'huile d'olive au basilic
2 càs de vinaigre balsamique
Quelques feuilles de basilic
Sel et poivre
Coupez le melon en quatre. Enlevez les pépins, pelez chaque morceaux et taillez ensuite de fines tranches. Disposez le melon sur un grand plat de service.
Coupez la mozzarella et ajoutez-la sur le plat. Arrosez ensuite d'huile d'olive au basilic et de vinaigre balsamique. Salez légèrement et poivrez.
Taillez le jambon cru en lanières et placez-le sur le plat. Enfin disposez ça et là des feuilles de basilic.
C'est prêt ! Que demander de plus ? Un bon vin, un bon pain croustillant (une bonne baguette française !) et du soleil pour chauffer la terrasse !
mardi 23 août 2011
Le cake aux amandes de Cristina
Pour le titre de cette recette, j'aurais pu écrire "le cake aux amandes qui n'était pas du tout raté de Cristina". Comment vous parler de ma petite Cri-Cri... C'est une collègue adorable, un peu timide, douce mais qui cache un caractère bien trempé sans doute dû à ses origines italiennes. Bref le labo ne serait pas du tout pareille sans elle ! Alors quand je la retrouve toute triste un beau matin parce qu'elle pense avoir raté le cake qu'elle a amené au labo pour fêter son anniversaire, j'ai le coeur tout serré. A 10H30, petite pause café et le cake est enfin révélé... et c'est une vrai merveille ! Ma Cri-Cri nous a cuisiné un véritable délice. Il est moelleux, léger, et je ne vous parle même pas de son petit goût d'amande. Je pense que tout ceux qui ont eu la chance de le goûter ont été conquis. Beaucoup ont demandé la recette dont moi-même évidemment.
Je l'ai refait chez moi et j'ai obtenu la même texture, le même moelleux. Comme Cristina, j'ai refait un cake dans un moule à manqué mais je pense qu'on peut en faire d'excellents muffins. A vous de voire, de cuisiner, et de succomber....
Ingrédients :
200 g de beurre
200 g de sucre
2 oeufs
125 g de poudre d'amandes
100 mL de lait
175 g de farine fermentante
20 gouttes d'extrait d'amandes
Une pincée de sel
Sucre glace et/ou amandes effilées pour décorer.
Préchauffez le four à 180°C.
Dans un grand bol, déposez le beurre et laissez-le ramollir.
Ajoutez le sucre et travaillez le beurre et le sucre ensemble pour obtenir un mélange homogène. Séparez les blancs des jaunes d'oeufs. Réservez les blancs. Ajoutez les jaunes dans le bol et mélangez bien.
Incorporez dans l'ordre la poudre d'amandes, les 20 gouttes d'extrait et le lait. Mélangez. Tamisez la farine et ajoutez-la petit à petit et obtenez une pâte bien lisse. Montez les blancs d'oeufs en neige en ajoutant une petite pincée de sel et mélangez-les délicatement à la pâte. Beurrez et farinez un moule. Versez-y la pâte et enfournez pour 40 minutes en surveillant la cuisson. Piquez un cure-dent au centre du cake. Il doit ressortir sec. La recette de Cristina préconisait 1 heure de cuisson mais tout dépend de votre four.
Après cuisson, laissez refroidir et démoulez. Saupoudrez-le de sucre glace et d'amandes effilées.
Je l'ai refait chez moi et j'ai obtenu la même texture, le même moelleux. Comme Cristina, j'ai refait un cake dans un moule à manqué mais je pense qu'on peut en faire d'excellents muffins. A vous de voire, de cuisiner, et de succomber....
Ingrédients :
200 g de beurre
200 g de sucre
2 oeufs
125 g de poudre d'amandes
100 mL de lait
175 g de farine fermentante
20 gouttes d'extrait d'amandes
Une pincée de sel
Sucre glace et/ou amandes effilées pour décorer.
Préchauffez le four à 180°C.
Dans un grand bol, déposez le beurre et laissez-le ramollir.
Ajoutez le sucre et travaillez le beurre et le sucre ensemble pour obtenir un mélange homogène. Séparez les blancs des jaunes d'oeufs. Réservez les blancs. Ajoutez les jaunes dans le bol et mélangez bien.
Incorporez dans l'ordre la poudre d'amandes, les 20 gouttes d'extrait et le lait. Mélangez. Tamisez la farine et ajoutez-la petit à petit et obtenez une pâte bien lisse. Montez les blancs d'oeufs en neige en ajoutant une petite pincée de sel et mélangez-les délicatement à la pâte. Beurrez et farinez un moule. Versez-y la pâte et enfournez pour 40 minutes en surveillant la cuisson. Piquez un cure-dent au centre du cake. Il doit ressortir sec. La recette de Cristina préconisait 1 heure de cuisson mais tout dépend de votre four.
Après cuisson, laissez refroidir et démoulez. Saupoudrez-le de sucre glace et d'amandes effilées.
dimanche 21 août 2011
Veau à la sauce tomate légèrement pimentée & Reginettes
Il y a des années (bien avant la naissance de mon fils et bien avant mon mariage), j'ai acheté pour trois fois rien dans une foire aux livres des petits carnets de cuisine. J'y tiens énormément car j'ai commencé à cuisiner avec eux. Je me vois encore dans ma vieille cuisine avec mes taques de cuisson déglinguées (seulement deux taques fonctionnaient sur les quatre). Souvenir, souvenir... L'autre jour, cédant à une folle envie de pâtes, je me suis rappelée une petite sauce tomate au vin blanc dont la recette est écrite dans un de ces fameux carnets. J'ai utilisé des jarrets de veau, parfaits pour mijoter dans cette sauce.
Pour les pâtes fraîches, mon inspiration s'est portée sur les reginettes, une sorte de tagliatelles dentelées.
Ingrédients (pour 4 personnes)
4 morceaux de veau pour Osso Buco (jarret de veau)
200 mL de vin blanc sec
200 mL d'eau très chaude
1 cube de bouillon de viande
1 oignon
2 gousses d'ail
1 càs de concentré de tomate
60 g de beurre
1 pincée de piment de Cayenne
Persil frais
un peu de farine
Sel, poivre
Parmesan en copeaux
Pelez et hachez l'oignon.
Faites dissoudre le cube de bouillon dans l'eau très chaude.
Dans une poêle sur feu modéré, faites fondre le beurre. saupoudrez le veau de farine. Faites brunir la viande des deux côtés dans le beurre avec les oignons hachés. Salez et poivrez.
Arrosez de vin blanc et laissez mijoter quelques instants. Ajoutez le bouillon de viande, une cuillère à soupe généreuse de concentré de tomates et le piment de Cayenne. Laissez mijoter 40 minutes à feu doux. Pendant ce temps, pelez et hachez finement les deux gousses d'ail. Ciselez le persil.
Ajoutez l'ail et le persil dans la poêle et poursuivez la cuisson encore 15 minutes. Dressez les morceaux de viande dans les assiettes remplies de pâtes et nappez de sauce. Saupoudrez de copeaux de parmesan
Pour la recette des pâtes fraîches, cliquez ici. Vous pouvez servir avec une autre sorte de pâte préparées par vos bons soins ou achetées dans le commerce (spaghettis, linguines,...) ou encore du riz.
Pour les pâtes fraîches, mon inspiration s'est portée sur les reginettes, une sorte de tagliatelles dentelées.
Ingrédients (pour 4 personnes)
4 morceaux de veau pour Osso Buco (jarret de veau)
200 mL de vin blanc sec
200 mL d'eau très chaude
1 cube de bouillon de viande
1 oignon
2 gousses d'ail
1 càs de concentré de tomate
60 g de beurre
1 pincée de piment de Cayenne
Persil frais
un peu de farine
Sel, poivre
Parmesan en copeaux
Pelez et hachez l'oignon.
Faites dissoudre le cube de bouillon dans l'eau très chaude.
Dans une poêle sur feu modéré, faites fondre le beurre. saupoudrez le veau de farine. Faites brunir la viande des deux côtés dans le beurre avec les oignons hachés. Salez et poivrez.
Arrosez de vin blanc et laissez mijoter quelques instants. Ajoutez le bouillon de viande, une cuillère à soupe généreuse de concentré de tomates et le piment de Cayenne. Laissez mijoter 40 minutes à feu doux. Pendant ce temps, pelez et hachez finement les deux gousses d'ail. Ciselez le persil.Ajoutez l'ail et le persil dans la poêle et poursuivez la cuisson encore 15 minutes. Dressez les morceaux de viande dans les assiettes remplies de pâtes et nappez de sauce. Saupoudrez de copeaux de parmesan
Pour la recette des pâtes fraîches, cliquez ici. Vous pouvez servir avec une autre sorte de pâte préparées par vos bons soins ou achetées dans le commerce (spaghettis, linguines,...) ou encore du riz.
jeudi 18 août 2011
Troisième carnet de voyage en Irlande : Le Connemara (première partie)
Après ce tout petit détour par les monts Wicklow, direction le Connemara ! Juste le temps de faire un petit coucou à Dublin lorsque nous retrouvons la circulation un peu dense de son périphérique et puis nous empruntons l'autoroute qui rallie la capitale à la côte ouest et c'est deux heure de plat pays qui défile devant nous. Pour peu, nous nous croirions revenu en Belgique. C'est plat, plat, plat !!! Au deux tiers du voyage, nous dépassons la Shannon et je repense à ce que Cromwell a dit en repoussant les Irlandais à l'Ouest de ce même fleuve : "En Connaught, ou en enfer !".
Toute la complexité du Connemara est là : des paysages somptueux mais une terre dure, difficile à travailler. Les vallées riantes aux pieds des Twelve bens sont d'une beauté quasi magique mais en fait ce ne sont que des tourbières. On comprend alors la rudesse de la vie ici il y a des années de cela pour les Irlandais catholiques repoussés, exilés dans la plus petite des provinces mais aussi la plus infertile. Elle fut donc à une certaine époque la région la plus peuplée de l'île. Non seulement, l'Irlandais s'est battu contre l'oppresseur britanique mais aussi contre cette nature implacable pour finalement en tirer le meilleur. A force de ténacité, d'adaptation et de sacrifices, le Connaught (et le Connemara qui en fait partie) devint une région où le mode de vie irlandais perdura... jusqu'à la grande famine de 1845.
Le connemara : terre de légende mais aussi terre d'histoire et de souffrance. Il serait dommage d'entrer dans cette région sans en connaître son passé : ici la nature, les hommes, l'histoire sont inextricablement liés.
Galway, porte d'entrée du Connemara, est notre première étape. C'est une ville accueillante, où il est bon de prendre son temps. Port créé en 1235 par les Anglo-Normands à côté de Claddagh, un petit village de pêcheur, on y parlait le Français et ensuite l'Anglais. Bref, on y parlait "l'étranger", ce qui se traduit par "gall" en gaélique.
L'incontournable Quai strreet, appelé aussi le Latin Quarter of Ireland nous attend avec ses maisons aux couleurs chatoyantes, ses belles enseignes, ses pubs et ses petits restos. Pour les accros du shopping, il ne faut pas manquer cette balade dans le centre de Galway, flâner entre les boutiques, acheter un CD de musique irlandaise au Zivago, regarder avec envie la petite vitrine du Thomas Dillon, petit atelier d'orfèvre où l'on construit la fameuse bague de claddagh depuis 1750.
Le coeur symbolise l'amour, les mains l'amitié et la couronne la loyauté.
Il y a quelques légendes pour expliquer l'origine de cette bague. Ma préférée (et sans doute celle qui est la plus proche de la vérité) est l'histoire de Richard Joyce, originaire de Galway, parti travailler dans les Caraïbes et qui projetait de se marier au grand amour de sa vie à son retour. Mais sur le chemin, il se fit capturer et ensuite vendre comme esclave à un forgeron maure. C'est à Alger, avec son nouveau maître qu'il fut formé à cet art. Quand Guillaume III demanda aux Maures de relâcher tous les prisonniers britanniques, Joyce fut libéré. Il retourna au pays pour retrouver celle qui l'attendait depuis toujours et ils se marièrent. Il lui offrit la bague forgée pendant sa captivité.
Vers midi, attiré par les odeurs de friture dans Quay Street , notre petit loulou nous supplie de rentrer dans un fish&chips. Nous ne le savions pas encore, mais le Mcdonagh's (et pas le McDonald qui se trouve un peu plus loin dans la rue) est réputé pour être le meilleur fish&chips d'Irlande. A l'intérieur, décor marin du côté restaurant, et décor plus sobre avec de grandes tables et des banquettes du côté fastfood. Au mur, de nombreuses photos avec le personnel (ceux-là même qui vous servent) en compagnie de stars américaines (la plupart d'origine irlandaise) venues faire un petit tour par là. C'est rempli d'étudiants à midi, l'ambiance est conviviale et les serveurs très gentils. Et puis arrive l'assiette... avec une grosse patate, ils coupent 4 frites (j'exagère, disons 6 frites). Elles sont énormes, il y en a beaucoup... et j'ai déjà peur de les trouver mal cuites ou pas cuites du tout à l'intérieur. J'avais tout faux : on ne proclame pas n'importe quoi "meilleur fih&chips" en Irlande. La pomme de terre est goûteuse et bien cuite malgré la taille. La brochette de poisson n'est pas mauvaise. Attention, cela reste de la restauration rapide. A connaître si on tient absolument à goûter ce must de la gastronomie outre-manche. Dernière précision, après le McDonagh's, nous avions l'estomac calé jusqu'au coucher du soleil (et il s'est couché à 23H).
Après nos flâneries, nos achats et notre copieux repas, il nous faut rentrer dans le "vrai connemara", celui des petits villages où l'on parle encore le gaélique, celui de cette nature implacable aux paysages magnifiques. Pour rejoindre Clifden, nous pouvons emprunter deux chemins : celui longeant la côte ou alors celui passant par l'intérieur des terres.
Nous décidons de longer l'océan et traverser les petits villages côtier comme Roundstone.
Rues pentues et maisons colorées font le charme de ce petit port. Une petite promenade s'impose pour découvrir quelques ateliers artisanaux.

Si je peux donner un conseil : ne pas hésiter à s'arrêter le long de cette route et admirer à quel point les paysages changent brusquement d'un virage à l'autre : des terres rocailleuses et un littoral tourmenté alternent avec des vastes vallées avec ses lacs semés d'îles pour peu qu'on ose sortir des sentiers battus. Une petite route rejoint cashel à travers la lande et offre une vue superbe sur la bruyère et les montagnes du Connemara.
Juste après Roundstone, à l'ombre de l'Errisberg, il y a les deux plus belles plages du Connemara pour faire une petite trempette. Enfin, juste le gros orteil car en juin, l'eau est gla gla ! Nous sommes courageux mais pas téméraires. Gurteen Bay et Dog's Bay Strand sont deux plages de sable fin admirablement bien protégées. La mer possède des nuances de bleu extraordinaires. Je vous plante un palmier et jamais vous ne pourriez deviner qu'il s'agit d'une plage irlandaise.
Enfin, nous arrivons à Mannin Bay. C'est une grande anse ouverte sur l'Atlantique, paradis des otaries (mais nous n'en avons malheureusement pas vu). De l'autre côté, nous attends le cottage que nous avons décidé de louer : le Rockadoon. Lucia et Robert nous accueillent chaleureusement, comme si nous nous connaissions depuis des années et pourtant c'est la première fois que nous nous rencontrons. Le cottage est magnifique, encore plus beau que nous l'imaginions.
Il est situé sur la péninsule de Errislannan. Nous nous trouvons proche du lieu d'attérissage du premier vol transatlantique d'Alcock et Brown en 1919 ou encore de l'endroit ou fut construite la principale station de télégraphe sans fil de Marconi. Le temps pour nous de déboucher notre première bouteille de cidre et au loin quelques gouttes de pluie commencent à tomber. Il ne nous reste qu'à admirer un magnifique arc-en-ciel depuis la terrasse.
A suivre...
Toute la complexité du Connemara est là : des paysages somptueux mais une terre dure, difficile à travailler. Les vallées riantes aux pieds des Twelve bens sont d'une beauté quasi magique mais en fait ce ne sont que des tourbières. On comprend alors la rudesse de la vie ici il y a des années de cela pour les Irlandais catholiques repoussés, exilés dans la plus petite des provinces mais aussi la plus infertile. Elle fut donc à une certaine époque la région la plus peuplée de l'île. Non seulement, l'Irlandais s'est battu contre l'oppresseur britanique mais aussi contre cette nature implacable pour finalement en tirer le meilleur. A force de ténacité, d'adaptation et de sacrifices, le Connaught (et le Connemara qui en fait partie) devint une région où le mode de vie irlandais perdura... jusqu'à la grande famine de 1845.
Le connemara : terre de légende mais aussi terre d'histoire et de souffrance. Il serait dommage d'entrer dans cette région sans en connaître son passé : ici la nature, les hommes, l'histoire sont inextricablement liés.
Galway, porte d'entrée du Connemara, est notre première étape. C'est une ville accueillante, où il est bon de prendre son temps. Port créé en 1235 par les Anglo-Normands à côté de Claddagh, un petit village de pêcheur, on y parlait le Français et ensuite l'Anglais. Bref, on y parlait "l'étranger", ce qui se traduit par "gall" en gaélique.
L'incontournable Quai strreet, appelé aussi le Latin Quarter of Ireland nous attend avec ses maisons aux couleurs chatoyantes, ses belles enseignes, ses pubs et ses petits restos. Pour les accros du shopping, il ne faut pas manquer cette balade dans le centre de Galway, flâner entre les boutiques, acheter un CD de musique irlandaise au Zivago, regarder avec envie la petite vitrine du Thomas Dillon, petit atelier d'orfèvre où l'on construit la fameuse bague de claddagh depuis 1750.
Le coeur symbolise l'amour, les mains l'amitié et la couronne la loyauté.
Il y a quelques légendes pour expliquer l'origine de cette bague. Ma préférée (et sans doute celle qui est la plus proche de la vérité) est l'histoire de Richard Joyce, originaire de Galway, parti travailler dans les Caraïbes et qui projetait de se marier au grand amour de sa vie à son retour. Mais sur le chemin, il se fit capturer et ensuite vendre comme esclave à un forgeron maure. C'est à Alger, avec son nouveau maître qu'il fut formé à cet art. Quand Guillaume III demanda aux Maures de relâcher tous les prisonniers britanniques, Joyce fut libéré. Il retourna au pays pour retrouver celle qui l'attendait depuis toujours et ils se marièrent. Il lui offrit la bague forgée pendant sa captivité.
Vers midi, attiré par les odeurs de friture dans Quay Street , notre petit loulou nous supplie de rentrer dans un fish&chips. Nous ne le savions pas encore, mais le Mcdonagh's (et pas le McDonald qui se trouve un peu plus loin dans la rue) est réputé pour être le meilleur fish&chips d'Irlande. A l'intérieur, décor marin du côté restaurant, et décor plus sobre avec de grandes tables et des banquettes du côté fastfood. Au mur, de nombreuses photos avec le personnel (ceux-là même qui vous servent) en compagnie de stars américaines (la plupart d'origine irlandaise) venues faire un petit tour par là. C'est rempli d'étudiants à midi, l'ambiance est conviviale et les serveurs très gentils. Et puis arrive l'assiette... avec une grosse patate, ils coupent 4 frites (j'exagère, disons 6 frites). Elles sont énormes, il y en a beaucoup... et j'ai déjà peur de les trouver mal cuites ou pas cuites du tout à l'intérieur. J'avais tout faux : on ne proclame pas n'importe quoi "meilleur fih&chips" en Irlande. La pomme de terre est goûteuse et bien cuite malgré la taille. La brochette de poisson n'est pas mauvaise. Attention, cela reste de la restauration rapide. A connaître si on tient absolument à goûter ce must de la gastronomie outre-manche. Dernière précision, après le McDonagh's, nous avions l'estomac calé jusqu'au coucher du soleil (et il s'est couché à 23H).
Après nos flâneries, nos achats et notre copieux repas, il nous faut rentrer dans le "vrai connemara", celui des petits villages où l'on parle encore le gaélique, celui de cette nature implacable aux paysages magnifiques. Pour rejoindre Clifden, nous pouvons emprunter deux chemins : celui longeant la côte ou alors celui passant par l'intérieur des terres.
Nous décidons de longer l'océan et traverser les petits villages côtier comme Roundstone.
Rues pentues et maisons colorées font le charme de ce petit port. Une petite promenade s'impose pour découvrir quelques ateliers artisanaux.

Si je peux donner un conseil : ne pas hésiter à s'arrêter le long de cette route et admirer à quel point les paysages changent brusquement d'un virage à l'autre : des terres rocailleuses et un littoral tourmenté alternent avec des vastes vallées avec ses lacs semés d'îles pour peu qu'on ose sortir des sentiers battus. Une petite route rejoint cashel à travers la lande et offre une vue superbe sur la bruyère et les montagnes du Connemara.
Juste après Roundstone, à l'ombre de l'Errisberg, il y a les deux plus belles plages du Connemara pour faire une petite trempette. Enfin, juste le gros orteil car en juin, l'eau est gla gla ! Nous sommes courageux mais pas téméraires. Gurteen Bay et Dog's Bay Strand sont deux plages de sable fin admirablement bien protégées. La mer possède des nuances de bleu extraordinaires. Je vous plante un palmier et jamais vous ne pourriez deviner qu'il s'agit d'une plage irlandaise.
Enfin, nous arrivons à Mannin Bay. C'est une grande anse ouverte sur l'Atlantique, paradis des otaries (mais nous n'en avons malheureusement pas vu). De l'autre côté, nous attends le cottage que nous avons décidé de louer : le Rockadoon. Lucia et Robert nous accueillent chaleureusement, comme si nous nous connaissions depuis des années et pourtant c'est la première fois que nous nous rencontrons. Le cottage est magnifique, encore plus beau que nous l'imaginions.
Il est situé sur la péninsule de Errislannan. Nous nous trouvons proche du lieu d'attérissage du premier vol transatlantique d'Alcock et Brown en 1919 ou encore de l'endroit ou fut construite la principale station de télégraphe sans fil de Marconi. Le temps pour nous de déboucher notre première bouteille de cidre et au loin quelques gouttes de pluie commencent à tomber. Il ne nous reste qu'à admirer un magnifique arc-en-ciel depuis la terrasse.
A suivre...
mardi 16 août 2011
Biscuits au citron
Il y a deux semaines, en lisant le dernier billet de Marie à tout prix, je craque sur ses biscuits à la pistache. Ils sont tout beaux, tout ronds, et estampillés "biscuits maison". Forcément, comme une gamine devant la vitrine d'un magasin de jouets, je pâlis d'envie devant le gros tampon que Marie Pierre a utilisé pour marquer ses biscuits. Il me le faut, un point c'est tout ! J'imagine déjà l'odeur des sablés à peine sortis du four, les waouw! des copains et copines à l'heure du thé. Et heureusement, Marie Pierre, telle une marraine la bonne fée me conseille de le commander sur amazon.fr. Ce que je n'hésite pas à faire mais en même temps et pour me donner bonne conscience je commande le livre de mathématiques pour la rentrée scolaire de mon petit lutin. (je vois encore mon mari me dire "tiens donc, la bonne excuse !")
Après trois longs et interminables jours, je reçois mon petit colis... Et le voilà, mon nouveau jouet avec son petit livre de recettes. Oui, oui, moi aussi j'ai droit à mon petit livre. Ben quoi ? Il y a des chiffres aussi... Les grammes, les millilitres,... c'est du système métrique !!!
Bon, bon,... avant de me replonger dans toutes ces matières scolaires en septembre, il est temps de jouer à la cuisine !
Ingrédients (pour 10 doubles biscuits fourrés )
80 g de beurre
120 g de sucre
1 oeufs
1 citron non traité
200 g de farine pour pâtisserie tamisée
1 pot de lemon curd
Laissez ramollir le beurre. Travaillez-le pour obtenir une belle pommade et ajoutez le sucre. Continuez de bien mélanger pour obtenir une préparation homogène. Incorporez l'oeuf à cette préparation, et ensuite les zestes du citron. Versez ensuite la farine petit à petit sans s'arrêter de remuer. Terminez par pétrir la pâte à la main. Formez une boule et faites reposer la pâte pendant une demi heure au frigo.
Préchauffez le four à 180°C.
Abaissez la pâte sur une épaisseur de 5 mm sur une surface généreusement farinée. Découpez-y des ronds de même taille à l'aide d'un verre ou d'un emporte pièce et posez les ronds de pâte sur une plaque recouverte de papier sulfurisé en les espaçant bien. Enfournez pour 10 minutes. Laissez ensuite refroidir les biscuits sur une grille. Tartinez la première moitié des biscuits avec du lemon curd, puis collez-les deux par deux avec le restant des biscuits. A déguster à l'heure du thé....
Le tampon et le petit livre de recette "Biscuits Maison" des éditions Larousse se commande facilement sur Amazon.fr ou sur le site de la fnac. Je vous conseille aussi de faire un tour sur le blog "griottes, palette culinaire" qui a participé à la rédaction de ce livre.
Après trois longs et interminables jours, je reçois mon petit colis... Et le voilà, mon nouveau jouet avec son petit livre de recettes. Oui, oui, moi aussi j'ai droit à mon petit livre. Ben quoi ? Il y a des chiffres aussi... Les grammes, les millilitres,... c'est du système métrique !!!
Bon, bon,... avant de me replonger dans toutes ces matières scolaires en septembre, il est temps de jouer à la cuisine !
Ingrédients (pour 10 doubles biscuits fourrés )
80 g de beurre
120 g de sucre
1 oeufs
1 citron non traité
200 g de farine pour pâtisserie tamisée
1 pot de lemon curd
Laissez ramollir le beurre. Travaillez-le pour obtenir une belle pommade et ajoutez le sucre. Continuez de bien mélanger pour obtenir une préparation homogène. Incorporez l'oeuf à cette préparation, et ensuite les zestes du citron. Versez ensuite la farine petit à petit sans s'arrêter de remuer. Terminez par pétrir la pâte à la main. Formez une boule et faites reposer la pâte pendant une demi heure au frigo.
Préchauffez le four à 180°C.
Abaissez la pâte sur une épaisseur de 5 mm sur une surface généreusement farinée. Découpez-y des ronds de même taille à l'aide d'un verre ou d'un emporte pièce et posez les ronds de pâte sur une plaque recouverte de papier sulfurisé en les espaçant bien. Enfournez pour 10 minutes. Laissez ensuite refroidir les biscuits sur une grille. Tartinez la première moitié des biscuits avec du lemon curd, puis collez-les deux par deux avec le restant des biscuits. A déguster à l'heure du thé....
Le tampon et le petit livre de recette "Biscuits Maison" des éditions Larousse se commande facilement sur Amazon.fr ou sur le site de la fnac. Je vous conseille aussi de faire un tour sur le blog "griottes, palette culinaire" qui a participé à la rédaction de ce livre.
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